‹ Les e?vangiles synoptiques /Chapitre 658 sur 807 · Mc. 39. =6 zatdtov ox aréllavey GX xalisider · texte numérisé non relu

Mc. 39. =6 zatdtov ox aréllavey GX xalisider

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Ils savent bien que la jeune fille est morte, puisqu'ils sont là pour la pleurer, et l'assertion de Jésus leur parait tout à fait ridicule. Ils quittent néanmoins la place, sur l'ordre qui leur est donné de sortir. Alors Jésus, avec Jaïr et sa femme, et les trois disciples, entre dans la chambre où l'enfant reposait inanimée sur son lit !.

Tous ces détails s’enchaïnent de la façon la plus naturelle dans Marc. Même chez Matthieu, l'entrée de Jésus dans la maison, c'està-dire dans la salle commune où l’on organisait le deuil, se distingue assez bien, dès que l’on s’aide du second Évangile pour expliquer le premier ?, de l'entrée dans le lieu où était l'enfant. C'est avant de pénétrer en cet endroit que Jésus prononce les paroles qui excitent la risée des assistants. Les gens, prenant ce discours à la lettre, s'imaginent que Jésus, pour se faire valoir, conteste la réalité de la mort, et qu'il va être confondu quand il sera devant le cadavre. Dans la pensée des évangélistes, il s'agit d'une mort réelle, mais passagère, on pourrait presque dire guérissable, et qui, pour cette raison, doit plutôt être appelée un sommeil qu'une mort. L'explication rationaliste qui voit dans l’assertion de Jésus un véritable dignostic, d’après un coup d'œil rapide jeté sur l'enfant, qui aurait été seulement dans une sorte de léthargie *, vient se briser contre le témoignage formel de la tradition. Jésus n'avait pas encore vu l'enfant quand il a dit qu'elle n'était pas morte pour longtemps. On ne voit pas non plus que J'aïr ait pu donner de grands détails sur la mort de sa fille: mais rien ne prouve que Jésus n'ait pas connu auparavant Jaïr et sa famille. L'enfant paraissait en danger de mort quand son père vint à Jésus ; on ne saurait dire si le malaise avait été subit, ce qui est possible, ou bien si c'était le dénouement d’une longue maladie, ce qui est possible également : la mort avait été constatée autant qu'elle pouvait l'être par les personnes de l'entourage, et il faut supposer même un certain temps entre le moment de la mort et l'arrivée de Jésus, à moins que la catastrophe n'ait été prévue, et les pleureuses réunies d'avance, La mort de la fille de Jaïr ne peut plus être vérifiée : elle ne l'a jamais été par une constatation rigoureuse : l'hypothèse d'une mort appa-

1. Mc. 40. ados 02 ExBalGv révras.…. sloroosüezar 6xov my =0 radio.

2. En lui-même, Matthieu serait incohérent : v. 23, Jésus entre dans la maison et chasse les gens qui y étaient ; v. 24, il entre encore et prend la main de l'enfant ; grace à Marc, on s'explique la seconde entrée.

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