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- pondance avec celle-là. L'accord se fait à l'arrière-plan du discours,
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aucunement nécessaire, puisque le début : « En véri ité + excluait toute ot UE. Elle aie plutôt, comme
Eos Que ce proverbe vienne d'une source évangélique, rien n'oblige à le supposer. C'est un dicton très répandu, que Jésus a pu employer, mais que l'évangéliste aussi a pu trouver approprié à la circonstance. Ce qui inviterait à préférer la dernière hypothèse est que l'application du proverbe est peu naturelle. Mais Luc, on l'a vu, avait besoin, pour son symbolisme et ce qui lui restait à dire, de rappeler l'absence de miracles à Nazareth : il aura voulu donner quelque relief au discours par le moyen d'un proverbe connu, que l’on pouvait présenter comme parabole.
L'invitation à opérer des miracles dans son pays fait d'avance écho à la parole sur le prophète qui n’est pas honoré dans sa patrie. Luc a voulu retenir cet élément essentiel du récit de Mare, bien que le contexte qu'il lui donne ne lui convienne plus guère. Dans Marc, Jésus peut bien dire. en se voyant mal reçu à Nazareth, qu'un prophète n'est pas honoré chez lui; mais ce n'est pas raison pour que ce prophète, avant toute manifestation d’hostilité ou de mépris, se refuse à faire le miracle qu'on pourra lui demander en preuve de sa mission. Il n’y a pas non plus de rapport entre le cas du prophète dédaigné chez lui, et les exemples d'Élie et d'Élisée, attendu qu'Élie n'était pas autrement honoré à Sarepta, et qu'Élisée ne fut nullement méprisé en Israël. L'artifice de la suture est sensible dans la répétition : « Et en vérité je vous dis !», qui n'est pas un trait de source, mais dont l'évangéliste na pu se passer. [1 ne pouvait découper le discours en intercalant : « et il dit»; et, sans la formule qu'il glisse entre la sentence et les exemples, on aurait trop senti que ceux-ci n'étaient pas en corres-
dans l'esprit de l'évangéliste. La sentence concernant le prophète
4. V. 25. ir &xnsias (noter cette variante de aux, qui atténue l'effet désagréable de la répétition) 5 Aëyw buiv, roXkai yñoat nav «th. WELLHAUSEN, Le. 10 conjecture qu'il faudrait lire, v. 26, pay, une femme païenne », au lieu de 1Âe2v, « une femme veuve », et que la confusion se serait faite en araméen sur NN et N5N. L'hypothèse de la confusion n'est pas invraisemblable ; mais on pourrait l'expliquer aussi dans le grec, par l'influence de I Rots, xvrr, 9.
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méprisé chez lui ne s applique plus réellement à la fâcheuse réception que les Nazaréens ont faite à Jésus, mais à l'attitude générale des Juifs à l'égard du Christ et du christianisme. Ainsi entendue, elle s’harmonise avec les exemples, qu'il ne faut pas entendre non plus dans leur signification littérale. Comme le Christ s’abstenant de faire des miracles à Nazareth figure le refus providentiel du salut à Israël, Élie à Sarepta, Naaman le Syrien figurent le don de l'Évangile aux Gentils !. Mais il n’est pas nécessaire de prouver que Jésus, à aucune époque de son ministère, n'a émis pareille association d'idées. La mention du « pays », dans la sentence du prophète, suffit pour la leçon que Luc a en vue. Il ne dit rien de la famille, parce qu'il ne tient pas à rappeler les rapports historiques de Jésus avec les siens, mais plutôt à les faire oublier.
À prendre les exemples à la lettre, Jésus dirait qu'il fait des miracles à Capharnaüm, et qu'il n’en fait pas à Nazareth, tout comme Élie, lors de la grande famine, alla demeurer chez une veuve de Sarepta *, bien qu'il ne manquât pas de veuves en Israël, et comme Élisée guérit un Syrien de la lèpre *, quoiqu'il y eût en Israël beaucoup de lépreux. La comparaison manquerait d'équilibre, et l’on ne voit pas comment Capharnaüm et ses malades pourraient être mis en parallèle avec Sarepta et Naaman, si Nazareth et Capharnaüm n’intervenaient dans ce tableau comme les figures du judaïsme et de la gentilité chrétienne. On ne peut donc entendre ce discours en deux sens, dont l’un serait celui de Jésus et l’autre celui de l'évangéliste. Le discours est une composition de Lue, et serait inexplicable comme parole du Sauveur.
Même les trois ans et six mois de la grande famine pourraient avoir une signification allégorique et s'appliquer, non à la durée du ministère de Jésus, ce qui concorderait avec la chronologie johannique, mais au temps de la prédication chez les Gentils avant la parousie. La durée de cette famine est fixée à trois ans par le livre
1. On voit s'il estinvraisemblable qu'un auteur qui attachait tant d'importance à ces récits de l'Ancien Testament s’en soit aidé pour décrire la résurrection du jeune homme de Naïn. Il est permis de se demander même si la veuve de Naïn ne représenterait pas l'Église, comme la veuve de Sarepta, celle de la parabole (xvrur, 2-8a), et la femme de l'Apocalypse (x).