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ou six mois après les To ans de ie à ER et avant Me
retour de la pluie : ces combinaisons ne sont pas autorisées par le texte. On a supposé avec plus de raison que trois ans et demi étaient un terme choisi avec intention, comme propre à désigner un temps de malheur; c'est la moitié de sept, le nombre parfait, et l'on voit, en effet, dans Daniel ‘ et dans l'Apocalypse”, que le temps messianique, non le temps où doit se produire le règne du Messie, mais le temps d’aflliction qui le prépare immédiatement, est de trois ans et demi, c'est-à-dire une demi-semaine d'années. Étant donné le symbolisme général de cette péricope, et le caractère probablement allégorique des trois ans et demi, ce ne doit pas être pour rien que Luc marque le chiffre. Et n'est-il pas vrai qu'une grande famine règne en Israël et dans le monde, pendant que le nouvel Élie, le Christ de la prédication apostolique, est chez la veuve de Sarepta, c'est-à-dire que l'Église se recrute sous la persécution parmi les Gentils 1?
La conclusion du récit est purement symbolique, et, si elle était
historique, elle condamnerait Marc. Il est clair que le troisième
Évangile corrige sciemment le défaut de miracles par une manifestation de la puissance divine qui est beaucoup plus extraordinaire que les guérisons. Mais cette manifestation a sa réalité ailleurs qu'à Nazareth. Blessés de ces comparaisons qui ne les mettent pas seu- ‘lement au-dessous des habitants de Capharnaüm, mais leur annoncent leur réprobation au profit des païens, les concitoyens de Jésus le poursuivent hors de la ville, avec l'intention de le préci-
I Rois, xvrr, À ; xvur, |.
ScHanz, Le. 189.
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6. La formule ixi zäsay rnv yäv (v. 25), où l'on voit soit une hyperbole, soit
l'équivalent de : « dans tout Israël », pourrait être choisie aussi en vue de l’allégorie. La famine de I Rois, xvnr, s'étendait au-delà des frontières d'Israël et régnait à Sarepta. L'évangéliste pense plutôt à l'angoisse universelle où l’on vit en attendant le grand avènement.
à NAZARETH | 849
piter du haut d'un escarpement qui domine leur cité !: mais le Sauveur passe au milieu d'eux, sans qu'ils puissent lui faire du mal ?. Le trait est johannique : « la lumière luit dans les ténèbres, et les ténèbres ne l'ont point arrêtée ?. » C'est avec intention que le narrateur s'abstient de préciser les conditions de ce départ: il laisse la narration planer dans un certain vague, parce qu'il songe moins à une évasion miraculeuse de Jésus qu'à son existence immortelle *, depuis que ses compatriotes l'ont fait mourir sur le Calvaire, et au sort de l'Évangile, qui, repoussé par les Juifs acharnés à sa perte, échappe à leurs poursuites et fait son chemin parmi les nations. Toute cette histoire est inconsistante et indéfinissable : c'est une allégorie apocalyptique. non mystique, comme celles du quatrième Évangile: l’auteur ne dispose pas aussi souverainement que Jean de la matière traditionnelle où il prend le fond de son récit; il travaille sur les textes et compose péniblement sa mise en scène, tandis que les récits de Jean semblent s'être formés d'eux-mêmes dans les intuitions d'un prophète de génie. qui voit ce qu'il raconte.
1. V. 29. za fyayoy 2070 wc Gopôos où Opous 9’ 00 & ro: G40Ù0U1:0 2ITOv, Woze xararçcnuvioat a376v. Les commentateurs cherchent l'endroit, et si le rédacteur était palestinien, ou s'il a visité la Palestine, il a pu connaître Nazareth. La façon dont il en parle inviterait à le supposer.
2. V.30. azos 0ë dueAOov Dix uésou adr@v irocedero. C'est la puissance divine, et non la majesté de Jésus, comme on le dit volontiers, qui contient les Nazaréens. Cf. Jx. vu, 59,