‹ Les e?vangiles synoptiques /Chapitre 688 sur 807 · vi · texte numérisé non relu

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3. L'image vient de l'Ancien Testament. Cf. Nousr. xxvir, 17: Éz. xxxiv, 5: 1 Rors, xxix, 17.

4. V. 36. iorhayyvishn zeoi adt@v, 071 noav ioxvauévor (harassés) xai Icrumivor (étendus) 652 zc08aza ur, £yovzx rotusva.

5. C'est ce qui résulte du contexte plutôt que du v. 36; mais on ne voit pas pourquoi le peuple qui arrive serait épuisé physiquement, et moins encore comment cet épuisement expliquerait ce que Jésus dit ensuite. L'évangéliste n’a pas dû vouloir dire que les missionnaires épargneraient au peuple la peine de se déranger: et dans les « brebis sans berger » il voit certainement des hommes sans guides spirituels.

prié, et quil l'a Éorautse à la RES prete tion aux disciples dans le recueil des discours.

x Luc donne cette parole en tête de l'instruction aux soixant de disciples. On a supposé avec vraisemblance que le même disco | avait été compris par Matthieu comme identique au sommaire de Marc, et par Luc comme un discours distinct !. Il serait néanmoins possible que Luc, ou un rédacteur secondaire dont Lue pourrait dépendre, se soit abstenu délibérément de faire l'identification naturelle et facile qui s’accomplit dans Matthieu. Le dédoublement du discours permettait de signaler une mission plus considérable que celle des Douze, et mieux proportionnée, par le nombre de ses représentants, aux destinées universelles du christianisme. Or on ne voit pas que les soixante-dix ou soixante-douze disciples ? aient une autre signification. Le chiffre n’est pas traditionnel comme celui des douze apôtres: s'il est certain que les Douze ne forment pas la totalité des disciples, il est certain pareillement que le chiffre des disciples non apôtres n'a pas été ainsi réglé par un acte du Sauveur, déterminant exactement le cadre d'un second groupe de missionnaires. Douze était un chiffre voulu pour une raisoi symbolique, mais c'est bien le groupe des Douze qui a représenté l'Évangile après la disparition du Maître. Soixante-dix ou soixante-douze est un chifre purement symbolique, choisi pour le sens qu'on lui attribue ; par conséquent, le rapport que l'on a voulu établir entre ce total et celui des peuples énumérés au chapitre X de la Genèse doit être fondé *. L'analogie des soixante-dix anciens qui assistaient Moïse a pu déterminer aussi le choix du nombre. Il est assez inutile d’objecter que les Soixante-douze ne sont pas envoyés aux Gentils, mais seulement où Jésus lui-même doit aller : on ne pouvait pas, sans faire violence à une tradition certaine et à des souvenirs non

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