‹ Les e?vangiles synoptiques /Chapitre 689 sur 807 · Cf. Horrzmaxx, 76: WERNLE · texte numérisé non relu

Cf. Horrzmaxx, 76: WERNLE

-2, NAGL etc. ont soixante-dix; B D, mss. it. Vg. Ss. Sc. Diates. ont soixante-douze. Ce dernier chiffre paraît primitif; il a élé obtenu en multipliant six fois celui des apôtres, el ramené probablement à soixante-dix pour des raisons d'exégèse symbolique. Les Pères citent les soixante-dix membres de la famille de Jacob (Gex. xLvi, 27), les soixante-dix anciens d'Ex. xvir, 21

xxiv, 1: Noms. x1, 16-28), les soixante-dix palmiers d'Élim (Ex. xv, 27). On : était frappé de ce dernier rapport, parce que l’on trouvait mention, au même endroit, de douze sources où l'on reconnaissait les douze apôtres.

3. Quoique le total des peuples ne soit pas indiqué dans GEN. x.

effacés, attribuer au Christ, durant sa vie mortelle, l'intention d'évangéliser les païens. De même que les Soixante-douze figurent les prédicateurs chrétiens qui ont entrepris de l'univers, l'endroit où ils sont censés porter l'Évangile, à savoir la Samarie, que Jésus est supposé vouloir traverser, représente l'univers entier !. Les Samaritains étaient plutôt des Israélites schismatiques que des païens ; mais, au point de vue Juif, ils étaient plutôt païens qu'enfants d'Israël, et c'est pour cela que Luc ?, soit dans l'Évangile, soit dans les Actes, se complait a montrer Jésus et les apôtres en relations avec les Samaritains. Ainsi commençait et se préfigurait l’universalité du christianisme. Toute l'histoire de la Samaritaine,

-dans le quatrième Evangile *, est fondée sur cette idée. Ce ne doit

point être par hasard qu'un discours qui, dans Matthieu, contient la défense de prêcher aux Samaritains, se trouve, chez Luc donné en Samarie #. Luc lui-même s'oublie à citer ”. comme ayant été adressée aux apôtres, une parole qui se trouve dans le discours aux Soixante-douze ?, et la facon dont ce discours est introduit trahit encore l'artifice qui l'a détourné de sa destination et de sa place originelles. Si l'on ne dit pas que l'Évangile ait été prêché aux Samaritains, c'est que, dans la réalité, il ne l’a pas été. On a voulu ouvrir une perspective prophétique ? : mais il est possible que l'intention symbolique appartienne à un premier rédacteur, et que l'évangéliste ait été plutôt enclin à tout prendre à la lettre, en supposant que les Soixante-douze avaient été envoyés aux Juifs, comme les Douze. Il est peu crovable que la mise en scène ait été conçue en vue du discours, comme si les variantes qu'il présente relativement à Marc avaient suffi pour empècher l'identification. Étant donnés les procédés ordinaires du dernier rédacteur, c'est plutôt le cadre qui aura empêché la fusion des discours. que la différence des discours qui aura suggéré le cadre

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