J. Werss
5. B. Weiss, Æ. 347. Luc oppose la non salutation sur le chemin !v. #) à la
à exercer leur ministère sur les chemins, en s’ad venant, ne perdront pas leur temps à saluer, dans les fort pliquées de l'étiquette orientale, ceux qu'ils rencontreront !.
Dans Marc, Jésus défend aux disciples d'emporter pour ln | tournée autre chose qu'un bâton du voyage : pas de pain, pas de sac à provisions, pas de petite monnaie dans la ceinture, qui était “9 aménagée pour servir de bourse ?. La monnaie de cuivre est censée … la seule que les disciples auraient pu avoir à leur disposition. Lue * parle d'argent, mais au sens général de monnaie. La tournure particulière que cette défense a prise dans Matthieu permet la mention de trois sortes de monnaie, parce que l’on aurait pu récompenser plus ou moins généreusement les prédicateurs thaumaturges. Le premier Evangile * interdit done d’avoir dans la ceinture une monnaie quelconque, or, argent ou cuivre; il s'accorde avec les deux autres pour défendre de porter double tunique, soit d’avoir une tunique de rechange, soit de revêtir une seconde tunique sous le manteau, comme faisaient les gens de condition. La dernière hypothèse convient mieux au texte de Marc * et à l'esprit de sa description, la première à la teneur et à l'intention du discours dans les deux autres Évangiles. Mais Marc donne aux apôtres un bâton que Matthieu et Luc leur refusent : il leur accorde aussi des sandales, tandis que Matthieu leur défend les souliers, et que Luc, qui ne dit rien de la chaussure des apôtres, défend aussi les souliers aux disciples. Il serait trop subtil de dire que Matthieu et Lue prennent le bâton pour une arme, et autorisent le bâton de voyage, ou bien que, les souliers n'étant pas la même chose que les san-
salutation en entrant dans les maisons (v. 5). L'antithèse peut trahir la combinaison rédactionnelle plus que le sentiment vivant de la réalité; elle n'en révèle pas moins la pensée de celui qui a mis la défense dans Île v. #.