‹ Les e?vangiles synoptiques /Chapitre 697 sur 807 · Cf. supr. n. 2, ur ivdvoncbe · texte numérisé non relu

Cf. supr. n. 2, ur ivdvoncbe

dales, ils n'ont pas l'intention de défendre celles-ci. L'accord de Matthieu et de Luce tendrait à prouver que les souliers et le bâton étaient prohibés dans la source où ils ont pris le discours. Marc a pu atténuer la rigueur du précepte primitif, un bâton et des chaussures paraissant indispensables pour un voyage un peu long. La source de Matthieu et de Luc aurait pu l’exagérer pour faire valoir le caractère exceptionnel du renoncement apostolique !. Cependant la formule la plus absolue est peut-être encore celle qui convient le mieux à l'esprit de Jésus et aux circonstances de la première mission. Les apôtres, allant de village en village, dans un rayon peu étendu, ne feront jamais de bien longues courses, et ils se remettront absolument à la Providence, évitant toutes les précautions coutumières aux voyageurs. Les deux exceptions de Marc ressemblent assez à des corrections, et ce qui est dit des chaussures vient peu naturellement entre deux défenses ?. On dirait que le second Évangile prend souci des voyageurs, et que, tout en ne permettant pas d'emporter des provisions, il ne serait pas éloigné de penser que les prédicateurs feront sagement ou pourront être obligés’ de pourvoir eux-mêmes à leur subsistance : il ne leur dit pas de compter sur leurs hôtes, et cette omission pourrait n'être pas involontaire. Marc aurait songé à Paul.

Il n'en reste pas moins que. dans les conditions réglées par Jésus, le missionnaires devaient vivre de ce qu'on leur donnerait, et compter sur l'assistance des gens qui voudraient bien les recevoir. C'est pourquoi il est question de ceux qui les recevront et de ceux qui ne les recevront pas. Selon Matthieu, ils ne demanderont pas l'hospitalité du premier venu, mais, dans chaque ville ou village où ils arriveront, ils devront prendre des informations pour savoir qui est « digne » * de les loger, c'est-à-dire s'enquérir d’une maison respectable, où ils puissent s'installer sans compromettre l'honneur

1 Wenxre, 30, suppose que Matthieu et Luc suivent une tradition plus récente: Horrzmaxx, 242, qu'ils ont pris le bâton pour une arme : WELLHAU- Sex, Me. 46, qu'ils ont peut-être lu N° pour N°N dans l'araméen.

2. Cf. supr. p. 870, n. 2. L'enchevètrement de la phrase, l'irrégularité de la construction et le passage subit du discours indirect au discours direct accusent un travail de rédaction et de correction sur un texte. Cf. Le. xxur, 35.

3. V. IA. zis 3 xûx7 f166 isrtv. L'évangéliste emploie ici, pour son compte, le mot 2210: dans une acception assez différente de celle qu'il lui donne au v. 140 (ef. supr. p. 869. n. 1) d’après la source.

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RE

‘apparaîtra par la façon dont il prendra la salutation qui lui sera

‘tion d'une bénédiction particulière qui retomberait sur les Poe 3

insistent pour que le missionnaire, une fois installé quelque part, ne cherche pas un autre logement dans le même lieu : s'il changeaït,

Ps

ST

Te 2 : © + OR digne de recevoir l'Evangile, puisque les dispositions in Là

personnes ne peuvent être connues d'avance par

discernement se faisait par l'accueil que recevait la salutation missionnaire dans la maison où il se présentait. Jésus jouait sur le double sens du mot « salut » *. Les hérauts de l'Évangile, qui, :. arrivant dans une maison, prononcent le souhait contenu dans la formule de salutation, apportent le salut véritable. S'il y a là « un. enfant de salut » *, c'est-à-dire un homme bienveillant et poli qui soit en même temps une âme prédestinée et bien disposée, ce qui

faite, le salut qu'on lui souhaite lui arrivera réellement. Conformément à ce qu'il a dit plus haut sur la respectabilité de l'hôte, Matthieu écrit : « Si la maison est digne », ce qu'on doit entendre : «si la maison est véritablement digne », puisque les apôtres sont supposés la connaître et croire telle avant de se présenter. L'équivoque du discours vient de ce que l'information préalable sur Vhonorabilité de la maison est surajoutée. Si la maison n’est pas habitée par un enfant du salut, ce qui se connaîtra par la réponse désagréable qui sera faite à la salutation, et par le refus d'hospitalité, le salut des apôtres leur reviendra, c'est-à-dire que leur vœu de salut 3 sera de nul effet pour ceux à qui il était adressé; mais sl est inutile pour ceux-là, il servira pour d'autres. Il ne saurait être ques-

rebutés, puisqu'ils sont eux-mêmes en possession du salut, et qu'on. ne s'occupe pas ici de leurs mérites ni de leur récompense. 3

Ces considérations s'expliquent par l'importance que les Orientaux attachent au cérémonial de la salutation ‘. Tous les textes |

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