Cf. WELLHAUSEN, Mt
k. Mr. xt, 24, supr. ci.
Lier
32. Quiconque donc 8. Et je vous (le) dis, m'avouera devant les quiconque m'avouera hommes, je l’avouerai, devant les hommes, le moi aussi, devant mon Fils de l’homme aussi Père qui est aux cieux. l'avouera devant Îles 33. Et celui qui me re- anges de Dieu. 9. Et cheresse, niera devant les hom- quiconque me reniera l’homme aura honte de mes, je le renierai, devant leshommes sera lui lorsqu'il viendra he moi aussi, devant mon renié devant les anges dans la gloire de son. Père qui est aux de Dieu. » Père, avec les saints cieux. » | anges. »)
Matthieu n'a rien trouvé de mieux, pour la liaison de ce morceau avec ce qui précède, que la formule : « Ne les craignez done pas », empruntée aux conseils qu'il va reproduire. Il n'y a pas lieu de craindre un mal connu d'avance et inévitable : il faut se préparer à le supporter courageusement. On ne voit pas du premier coup le le rapport de cette idée avec ce qui suit : « Rien n'est caché qui ne doive être découvert. » On ne peut pas songer autriomphe del'Évangile, ni même à la manifestation des bons sentiments qui inspirent les apôtres. Dans la pensée du rédacteur, on dirait qu'il s'agit du caractère inéluctable de la persécution, qui doit être attendue sans trouble parce qu'il est de nécessité providentielle qu'elle arrive et paraisse au jour. Mais ce qu'on lit ensuite montre que l'application de la sentence proverbiale : «Tout secret est pour être découvert », vise l’objet même de la prédication évangélique, la vérité que Jésus confie aux apôtres, et qu'ils devront un jour annoncer au monde. Le Sauveur emploie des termes métaphoriques : « ce qui est dit dans l'obscurité, à l'oreille », est l’enseignement qu'on suppose donné aux apôtres seuls ; cet enseignement devra être prêché sur les toits, c'est-à-dire proclamé devant tous ouvertement. La liaison réelle des idées est donc : le Fils de l'homme viendra bientôt: il ne faut pas avoir peur de la persécution, mais proclamerla vérité de l'Évangile, qui, enseignée maintenant dans le secret, est faite pour cette mamifestation et la réclamera. L'application primitive de la sentence touchant le secret qui doit être connu, parait avoir été autre !. Jésus n'avait pas d'enseignement ésotérique, et c'est plutôt la tradition qui aura compris de cette manière ses paraboles et la réserve
[CT Me. iv, 21; Le. van, 16-17: Mr. v, 14-16: supr, pp. 760, 561.
gardée par lui touchant sa qualité de Messie. Mais si cette qualité devait être dévoilée plus tard, ce n’était pas, dans l'esprit de Jésus, en tant que thème d’enseignement, c'était par la manifestation finale du royaume et le grand jugement.
La troisième Évangile suppose dans la source tout ce qu'on lit dans Matthieu, sauf la formule de transition ; mais Luc semble avoir retouché un peu plus le texte, pour satisfaire aux exigences de sa combinaison rédactionnelle. Après un discours contre les pharisiens, Jésus dirait à ses disciples, en présence de la foule : « Gardez-vous du levain des pharisiens, qui est l'hypocrisie ! » ; et il continuerait :” « Rien n'est caché qui ne doive être découvert » L'évangéliste veut donc signifier que l'hypocrisie est inutile, et que l’on aurait tort de vouloir cacher quoi que ce soit, attendu que tout ce qu'on cache est pour être connu. De là ?, en ce qui concerne l'Évangile, une application assez détournée : ce que les disciples auront dit dans l’obscurité sera entendu à la lumière, et l’on prèchera sur les toits ce qu'ils auront dit dans les chambres. Les précautions des missionnaires évangéliques n’ont rien de commun avec l'hypocrisie. Mais il est à noter que ce ne sont pas les disciples qui sont invités ici à précher publiquement. L'évangéliste semble avoir pensé que la prédication des apôtres n'avait pas eu cet éclat, et que la publicité de l'Évangile n'est venue que plus tard, si tant est qu’elle ne soit pas réservée à l'avenir. Ainsi la recommandation de n'avoir pas peur est moins bien introduite, les disciples n'ayant pas besoin d’un si grand courage pour prêcher dans les maisons particulières. Dans Matthieu, Jésus semble recommander à ses disciples un courage qu'il n'aurait pas lui-même *, et dans Luc un courage qu'il n'auront pas à pratiquer. C'est peut-être que la manifestation de l'Évangile n’était pas d’abord la prédication des missionnaires, mais l'avènement du royaume, et la recommandation du courage était coordonnée seulement à cette dernière idée. Que les disciples parlent sans crainte comme leur Maitre : leur existence et le triomphe de l'Évangile sont
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2. V. 3. 4v0'@y Osœ ày zÿ szox!a slrate xth. La locution conjonctive a été diversement expliquée. Elle est imitée du langage des Septante, où elle traduit l’hébreu wN J}”, « parce que » (cf. 1, 40; x1x, #4; Acr. x11, 23); mais elle ne peut signifier ici que : « c'est pourquoi » (cf. Juv. 1x, 3), non « au lieu que ».