‹ Les e?vangiles synoptiques /Chapitre 781 sur 807 · Jüzrcmer, lI · texte numérisé non relu

Jüzrcmer, lI

7. Il faudrait faire dépendre 22925%wy de Àfys: au commencement du v. 18, L'insertion de z2fap%wy 251. a nécessité la reprise £Asysv dè 671, au v. 20.

La pensée de l'évangéliste est nette, bien que sa embrouillé. Il condamne tout le système des impuretés et tions légales, pour mettre où elle doit être l'idée du pur, et pur, du bien et du mal, à savoir dans la conscience de l’ non dans la matérialité des objets extérieurs. Il n’est préocc L reste, que des observances judaïques, et il n’a pas voulu dire « la gourmandise ne soit pas un péché ; car l'excès dans le boire Érs: manger provient d'une volonté perverse, et ce n'est pas à raison de ee. ce qu'il prend, mais de l'excès commis en prenant, que l'homme £. est répréhensible. 11 n'entend pas davantage condamner le Énne qui n'implique pas la réprobation morale des aliments dont. on. s'abstient, et qui tire son prix de la volonté qui l’inspire. Mérite et. . péché n'ont pas leur principe dans les choses, mais dans les personnes. qui usent des choses.

Matthieu avait déjà éclairei à tel point la sentence, en substitnant #1 « la bouche » à « l’homme », qu'une explication aurait pu sembler ae inutile. Il ne laisse pas de suivre Marc, et de retenir même le nom. À de « parabole », parce que la sentence modifiée reste encore un dis- : cours figuré, avec un sens mystérieux et profond. Comme il vient. de faire intervenir les disciples pour la remarque qui introduit la 8 parole sur l'aveugle conducteur d’aveugle, il fait demander l'explication de la parabole par Pierre seul, suivant son inclination à mettre en vue le chef des apôtres. La formule est devenue équivoque, parce que le mot « parabole » pourrait tout aussi bien désigner la sentence concernant les aveugles !, que le mot sur ce qui entre dans l'homme et ce qui sort de lui. Mais la réponse de Jésus montre qu'il s’agit de celle-ci, demande et réponse se référant à ce qui a été dit au peuple, sans tenir aucun compte de l'observation précédente.

L'évangéliste atténue le reproche du Sauveur. En écrivant : « Êtes-vous encore si inintelligents ?? », il donne à penser que les apôtres ne sont pas aussi dépourvus que la foule, mais qu'ils sont. plutôt ignorants, et qu'ils s'amenderont dans la suite. Conformément à la modification pratiquée plus haut dans la sentence, il. ‘ écrit : « Ne comprenez-vous pas que tout ce qui entre dans là M

bouche », au lieu de « ce qui entre dans l’homme », « va dans le

4. Dans Le. vi, 39, cette sentence est présentée comme parabole. 2. V.16. arxurnv at buste aodverot iste ; Cf. supr. p. 964, n. 2.

ventre » etc. Le sens n’est pas modifié, puisqu'il ne s’agit toujours que d'aliments. Mais les inconvénients de la substitution, et la dépendance de Matthieu à l'égard de Marc se manifestent plus loin en ce que « les meurtres, les adultères, les débauches, les vols » ont l’air d’être des péchés qui, venus du cœur, sortent par la bouche !. Marc avait placé à part et en relief les mauvaises pensées, comme le produit du cœur et l’origine de tous les autres péchés ; Matthieu n'a pas saisi cette nuance, et il met simplement les mauvaises pensées en tête de l'énumération. Les péchés mentionnés par Marc, comme produit du cœur par le moyen des mauvaises pensées, sont au nombre de douze, les six premiers étant représentés par des noms pluriels ?, et les six derniers par des noms singuliers ?. Sur ces douze péchés, Matthieu en retient six, qui, avec les mauvaises pensées, font sept # : il semble avoir choisi ceux qui sont en rapport avec les préceptes du décalogue », et, pour tous les sept, il a employé le pluriel, qui exprime plus fortement chaque sorte de péché dans la multiplicité et la variété de ses cas ; il met en dernier lieu les blasphèmes, le plus grand péché de parole $.

En terminant, il a cru devoir rappeler l’occasion de tous ces discours : ce sont les péchés qui souillent l’homme, mais manger sans se laver les mains n'est pas un péché; ce n'est pas cela qus souille l’homme. Cette conclusion a l'air de viser les pharisiens, bien qu'ils soient absents. Peut-être le rédacteur avait-il trouvé un

1. De Mc. 20, 50 êx où à@vbowrou 2xropevouevoy, xsïvo xoivoi toy ävÜowroy, Matthiew (18) a dû faire : ta dÈ 2xropsvoueva x tod orôparos x ths xapdixs Eécystar, 2axeivæ zouvot zov &vüowxoy. Et il continue (19) : x yao tie xxpôtas EEioyovrar Otxhoyrouot roynpot, xth., d'après Mc. 21 : Écwfey yao x ris xapôtas T@v àvowrwy ot Ütæho— yuauoi où xax0i ÉXTOPEVOVTAL, ROpVEiat, ZAOTAI, TA.

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