Cf. 1v, 13 ; supr. p
2. V. 18. oÿtws at dueïs aouvetot èate; xat vise la foule ; oÿrws n’est pas simplement « ainsi », mais « à ce point ». Disciples inintelligents au même degré que la foule, à qui le oivere du v. 14 est censé dit inutilement.
3. 19. ôtt ox eloropeberat aûtod els tv xapdiav AN’ elé tnv xotAlav al els TO age deGva (D, 6yerôv) Exrogsiere. Mr. 17 (résumant Mc. 18-19). où vosïre Ote m3 50 csropeviuevoy els T0 ot els Tv xoLA av ywpeï za ets apcdp@ a ExB4RETAL ; 0
4. Mec. 17, fin. zataptt uv rävra rà Boouara. D, xabapife: ; témoins plus récents, xaBap Co: Ss. : «et toute nourriture est tot purifiée » (évacuée ?).jMenrx, IL, 1, 74.
incorrection grammaticale {: et, dans cette hypothèse, l'action purifiante du lieu est malaisée à comprendre et à définir. Que les excréments soient le déchet des aliments, et les purifient en s'en séparant, c’est une idée trop savante pour le discours, et qui lui est certainement étrangère; elle serait d’ailleurs mal exprimée, attendu que, dans ce cas, la purification ne serait pas imputable au lieu, mais à l'organe digestif. D'autre part, il serait inutile de dire que le lieu purifie tous les aliments, parce qu'il les reçoit et en débarrasse le corps ?. La fine ironie ? qu'on a voulu trouver dans ce passage aurait été inintelligible, et il n’y aurait eu qu'une antithèse mal venue et du plus mauvais goût entre le cœur, où ne vont pas les aliments, et le lieu où ils vont, et qui les purifie. Origène et plusieurs modernes * pensent que la proposition se rapporte à Jésus, qui déclare purs tous les aliments. Mais, avec ce sens, il serait plus naturel d'y voir une ancienne glose 5, introduite dans le texte, qu'une remarque du rédacteur. La remarque et la reprise : «et 1l dit », interrompent trop maladroitement la suite du discours pour être primitives ‘. On peut croire que Matthieu ne les a pas connues. Ce qui entre dans l’homme sans le souiller appelle immédiatement ce qui sort de lui en le souillant.
Dans l'esprit du rédacteur, ce qui sort de l'homme, ce sont ses sentiments, ses volontés et ses actes. Ainsi une réalité morale s'oppose à une réalité physique, et le discours manque de clarté, parce que « entrer » s'entend des aliments au sens physique, et « sortir » de l’activité humaine au sens moral. L'homme ne peut être souillé moralement par les aliments qui entrent dans son corps; il l’est par les actes qui sortent de son cœur et de sa volonté. N'est-ce pas de là que proviennent en effet tous les genres de péchés? Or, c'est par le péché que l'homme est réellement souillé; il ne peut donc l'être que par ce qui sort de lui, non par ce qui entre en lui.
4. Participe nominatif gouverné par nom accusatif. Il y a aussi embarras dans la construction logique de la phrase.