Où il a pris les « faux témoignages
6. Et pour ce motif, ilest douteux que le mot BAaonuta: désigne uniquement les calomnies ou les injures contre le prochain (cf. xxvr, 65, et Mec. xiv, 64).
re
l’inexpérience.
Marc, vu, 24-30. Marrx., xv, 21-28.
Après le conflit dont en vient de parler, ou plutôt en suivant l'intention qui l'avait conduit au pays de Gennésar !, Jésus entreprend un voyage plus long que les tournées galiléennes racontées jusqu'à présent par les évangélistes. La formule de transition : « et partant de là? », n’est pas une référence formelle au fait qui vient d’être rapporté sans indication de lieu ; elle visait plutôt originairement la mention de Gennésar. Il est probable cependant que les derniers rédacteurs ont voulu faire partir Jésus de la maison ? où 1l est censé avoir expliqué à ses disciples la parabole de la souillure. La querelle des pharisiens a dù avoir lieu à Capharnaüm; mais elle est présentée comme se produisant en quelque endroit du pays indiqué auparavant. En remontant vers le nord, dans la direction de Tyr 4, le Sauveur espère trouver enfin la sécurité qu’il désire pour lui-même et pour ses disciples.
Marrx. xv, 21. Et sortant de là, Jésus se retira au territoire de Tyr
Marc, vu, 24. Et partant de là,
il s’en alla au pays de Tyr. Et étant
entré dans une maison, il voulait qu'on ne le sût pas, et il ne put être ignoré; 25. mais aussitôt une femme, dont la jeune fille avait un esprit impur, vint se prosterner à ses pieds. 26. Et cette femme était
. Cf. supr. p. 947.
. Mc. 24. éxeilev 0£ avastéc.
et de Sidon. 22. Et voici qu'une femme cananéenne, sortie de cette région, cria, disant : « Aie pitié de moi, Seigneur, fils de David ; ma fille est fort tourmentée par un démon. » 23. Et il ne lui répondit
3. Ce doit être aussi le sens de Mn. 21, xat é5eA0wy éxeïdev, bien qu'il n'ait pas été question de maison auparavant. Dans Mc. avaoré paraît se référer à la situation précédente : Jésus assis, instruisant ses disciples. Cf. Mc. x, 1.
k. Mo. anmAlev eiç tà Oüpta Tüpou. NAB etc. ajoutent xai Eid@vos, qui manque dans Ss. DE, mss. lat., et semble avoir été ajouté d'après Mr. 21.
païenne, syrophénicienne de race. pas un mot. Et s Et elle lui demanda de chasser le ses disciples le sollie démon de sa fille. 27. Et il lui dit: « Renvoie-la, parce « Laisse d'abord les enfants se ras- derrière nous. » 24. Etlu sasier ; car il n'est pas bien de dant, dit : « Je ne suis @ prendre le pain des enfants, et de vers les brebis perdues a
le jeter aux petits chiens, » 28. son d'Israël. » 25. Et ell
Et elle répondit et lui dit : « En venue, se prosterna devant
vérité, Seigneur, les petits chiens sant: « Seigneur, sois-moi aussi, sous la table, mangent des rable. » 26. El répondant, ile dit mice des enfants. » 29. Et il lui « Il n'est pas permis de es dit: « Pour cette parole, va; le pain des enfants, et de le, jeter aux démon est sorti de ta fille. » 30. Et petits chiens. » 27. Et elle dit: «® étant allée à sa maison, elle trouva Seigneur, car les petits pr © l'enfant étendue sur le lit, etle dé- mangent des miettes qui tombe
mon sorti. de la table de leurs maîtres. »
te soit fait comme tu désires. » Et.
sa fille fut guérie dès cette heure.
Jésus n'avait pas le moindre dia d'évangéliser les Gentils, pe il prenait même des précautions pour que l'on ne sût pas qui il était. On peut croire que l'opposition des pharisiens, les expériences faites par lui-même et par les apôtres lui avaient démontré l'utilité d'une retraite provisoire ; maisil est plus probable encore qu'il s'éloigne par prudence, pour ne pas tomber entre les mains d'Hérode. Qu'il aît voulu combattre chez ses disciples le préjugé de race en les con=. duisant en terre païenne !, c'est ce qui ne résulte aucunement de son attitude, puisque lui-même ne paraît s'intéresser aux Gentils … qu'en un cas exceptionnel et par une sorte de contrainte. Rien ne laisse entendre non plus qu'il veuille se consacrer particulièrement à. l'intruction des Douze ?, en prévision d'un temps où ceux-ci auront à prêcher l'Évangile sans lui.
La pensée des narrateurs ne fait pas de doute. Après avoir montré comment Jésus à résolu la question des aliments, si importante au point de vue de la controverse judéochrétienne, il entendent bien signifier par l'anecdote de la cananéenne l'admission des païens