‹ Les e?vangiles synoptiques /Chapitre 784 sur 807 · Scnaxz, Mk. 254. J 2. B. Weiss, Mk · texte numérisé non relu

Scnaxz, Mk. 254. J 2. B. Weiss, Mk

au bienfait de l'Évangile. Juifs d'origine, ils ne sentent pas, comme Luc, ce que la comparaison avec les chiens a de blessant pour les Gentls. En soi, l'incident n autorisait pas la prédication de l'Évangile aux païens. Il est vrai seulement que la présence de Jésus en terre païenne, dans une maison qui est sans doute habitée par des paiens, et où il reçoit l'hospitalité, témoigne, comme sa réponse touchant la pureté des mets, quil ne partage aucunement les scerupules pharisaïques sur les relations avec les étrangers.

Matthieu a suivi Marc pour l'introduction du récit, sauf l'addition du nom de Sidon à celui de Tyr, et l'emploi du verbe : «se retirer ! », qui semble signifier que Jésus quitte le pays pour se soustraire à l'hostilité des pharisiens ?. Mais Le développement de la narration est assez différent dans les deux Évangiles. D'après Marc, le Sauveur, s'étant arrêté dans une maison, en un lieu où il pouvait se croire inconnu, ne laisse pas d’être découvert, ce qui fait qu'une femme, dont la fille était démoniaque, et qui avait entendu parler des guérisons opérées par lui, vient le prier de guérir son enfant; il refuse d’abord, en termes qui auraient pu réjouir le cœur de tous les pharisiens ; puis, sur une réplique humble et confiante de la femme, il lui accorde ce qu'elle demande.

Dans Matthieu, on ne voit pas bien d'abord où a lieu la rencontre: après avoir dit que Jésus s'était retiré au pays de Tyr et de Sidon, l’'évangéliste semble se reprendre et se corriger, à moins qu'il ne se contredise, en disant qu'une femme, « sortie de cette région ? », a poursuivi le Sauveur en lui demandant la guérison de sa fille; il aura donc eu scrupule de conduire le Christ en terre et en maison païennes, et, au lieu d'amener Jésus au pays de Tyr, où la femme le rencontre, il amène la femme hors du pays de Tyr, pour qu'elle paraisse rejoindre Jésus en terre israélite; il a trouvé qu'il ne pouvait conduire le Christ chez les païens, après avoir fait défendre aux disciples d'y aller #.

Si la défense vient de source primitive, on peut supposer que Matthieu l'interprète avec trop de rigueur, entendant d’un simple voyage ce qui était dit par rapport à la prédication °; mais si elle av=7uonoey ets Tà péon Tüoov xai EidGvos.

Cf xiv, 43 ; supr. p. 932, n. 5.

NV. 22. aro toy 0ptwy Exetvuy Fe] Dodo.

X, D ; supr. p. 865.

HozrzMann, 255.

ciens étant ainsi appelés pour les die de ceux . la côte AE &

LES ARE SHNOPTIQUES | 4

correspondait à une conteptioh systématique a lé y a risque à vouloir entendre mieux que lui le sens bition. Le caractère de cette première divergence :

autres suspectes, quand même celles-ci ne trahiraient pa

ment les préoccupations de l'évangéliste, et de ce que Matthieu est plus circonstancié que celui de Marc, il ne faut presser de conclure ! qu'ilest plus conforme à la réalité. Il n'est p nécessaire d'admettre que Matthieu ait employé une autre so u que Marc, ou du moins que la ee plus simple encore et p succincte, qui est à la base de celui-ci ? ris:

femme tan à éclairer et à relever la mise en scène; a6RS l'inse tion de la péricope précédente, le désir du Savon qui. pou vait être indiqué par le contexte primitif, avait besoin d'être rappelé ; l’origine de la femme était à signaler expressément pour f valoir la portée symbolique de l'incident. Marc dit que la femme était « hellène », ce qui ne peut signifier ici que païenne, puisqu'il ajoute aussitôt qu elle était « RARE CRnRe de race à »; Fe

caine ou Lybophéniciens. Matthieu a préféré la qualification biblique #0 de « cananéenne », qui pouvait être dans la source. ;

Pour accentuer le miracle, et surtout la foi de la femme, il suppose que Jésus n’a cédé qu'à une triple requête. D'abord la femme, qui est censée l'attendre ou le suivre quelque part, l’apostrophe en criant : « Aie pitié de moi, Seigneur, fils de David ‘! ma fille

cab

souffre beaucoup d’un démon. » La seconde partie de cette prière transpose en discours direct le fait de la demande, que Mare a TARA plement énoncé; la première partie est empruntée à l'aveugle de …

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