‹ Les e?vangiles synoptiques /Chapitre 792 sur 807 · NBD, it. Ve · texte numérisé non relu

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æéceñtes lisent Magdala !, ce qui doit être une correction voulue. C'est par une hypothèse toute gratuite que l’on a vu ? dans Magadan une très ancienne faute de copiste sur le mot Dalmanoutha; et l'on n'a guère plus de motifs de conjecturer que Magadan et Dalmanoutha étaient deux endroits voisins l'un de l’autre. Dans Matthieu, la traversée parait se faire de l’ouest à l’est : dans ce cas, Magadan æt Dalmanoutha ne seraient pas du même côté de la mer. Si la traversée se faisait du nord au sud, les deux endroits seraient à chercher vers l'extrémité méridionale du lac de Tibériade #.

Les critiques modernes pensent que les deux multiplications de pains sont un seul fait ou un seul récit, qui s’est dédoublé dans la tradition écrite. Le rédacteur du premier Évangile a suivi Marc, et Marc aurait cru à un double miracle, parce qu'il connaissait deux relations du prodige qui différaient dans plusieurs détails. A l'appui de cette hypothèse, on allègue l'identité de la mise en scène dans les deux récits, l’attitude attribuée dans le second aux disciples, qui se comportent comme s'ils ne s'étaient pas encore trouvés en un cas semblable, la ressemblance de la conclusion et des faits qui suivent chacune des deux multiplications. On peut dire que les divergences de détail, par lesquelles on explique la méprise des évangélistes, sont plutôt un argument en faveur de la distinction originelle des faits ou des récits, et que l’omission de la seconde multiplication dans Luc ne prouve pas que cet évangéliste n'ait connu ou voulu reconnaître qu’un seul miracle de ce genre. Mais les divergences ne semblent pas toutes primitives ; si quelques-unes ont pu faciliter le doublement de la narration, d'autres semblent avoir été voulues pour différencier les récits dédoublés.

On a déjà vu “ que la partie du second Évangile où se trouvent les deux miracles paraît trahir l’enchevêtrement de deux chaines parallèles de souvenirs. Ce parallélisme est un argument sérieux contre la dualité primitive du point de départ. Il tend à prouver, en tout cas, que la rédaction actuelle du second Évangile est de seconde ou de troisième main. Si l’évangéliste avait puisé directement dans la tradition orale, il aurait sans doute donné

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