Supr. pp
naient en eux-mêmes, « Nous n'avons
pas pris de pains. » 8. eu Jésus dit : « PO
de foi, sur ce que vous n'av Z de pains? 9. Est-ce que v !
rappelez les cinq pains des L mille, et combien de corbeilles vo avez recueillies, 10. ni les Sept pains des quatre mille, et combien de paniers vous avez ramassés? 11.
Comment ne comprenez-vous
que ce n'est pas de pains.
vous parlais? Mais gardez-vous d levain des pharisiens et des sadducéens. » 12. Alors ils comprirent qu'il ne Jeur disait FR de se ser
le pays était en partie païen, on suppose qu'ils avaient coutume d'emporter les vivres dont ils avaient besoin : cette fois, préoccupés d'autres soucis, pressés peut-être par Jésus de partir au plus vite, ils se trouvaient n'avoir qu'un pain, reste probablement des courses antérieures. Tout en allant, le Sauveur, qui avait en pensée les obstacles que sa prédication rencontrait maintenant, dit à ses compagnons : « Prenez garde au levain des pharisiens et au levain d'Hérode ! ». Le Maître avait en vue la fausse piété des pharisiens, et peut-êtrel’esprit irréligieux d'Hérode : l'une et l’autre peuvent être figurés sous la métaphore du levain, parce qu'ils sont comme un ferment qui exerce uneinfluence corruptrice. Le rigorisme extérieur des pharisiens peut en imposer aux âmes simples, et faire des dupes ; la frivolité d'Hérode, même affichée par le scandale et défendue par le meurtre, trouve desflatteurs et des complices. Si Matthieu ? nomme les sadducéens à la place d'Hérode, ce n'est pas pour avoir rangé Antipas dans leur parti, ou supposé que les sadducéens étaient dévoués au tétrarque, mais pour la raison indiquée plus haut, et parce qu'il ne s'intéresse pas à la personne d'Hérode. Comme la mention de ce prince ne semble avoir maintenant aucune signification particulière dans le second Évangile, on pourrait être tenté de la croire authentique, mais ce peut être une sorte de compensation pour ce que le rédacteur n'a pas voulu dire touchant les dispositions hostiles d'Antipas. Luc * a pu l’omettre, parce que la leçon qu’elle contient était devenue sans application, ou bien parce qu'elle ne se trouvait pas dans la source primitive. Dans le cas où la mention d'Hérode serait authentique, il faudrait sans doute admettre que Jésus avertit ses disciples de prendre garde à la haine des pharisiens et à celle du tétrarque .
Les apôtres, qu'il faudrait se représenter comme des gens très pratiques, et d'esprit extraordinairement court, entendant parler de levain, auraient pensé au pain, et se seraient aperçus de leur négligence. Ils chuchotent entre eux : « Nous n'avons pas de pains. » Les évangélistes ne disent pas que les disciples aient regardé la
4. V. 45. opäre, Phérere axd 1h: Couns TOY Danroatwy at ris Couns ‘Hpwôov. Sur la connivence des pharisiens et des hérodiens, cf. nr, 6; supr. p. 519.
. EU » 4 , - ’ # , x € 1 3. mooséyets Éautois 4x0 ts Couns T7 Pastoxiwv fTts TL OTOZOLOI.
4%. NVELLHAUSEN. Me. 64.
parole de Jésus comme une allusion à leur oubli, On s sig ment qu'ils n’y avaient rien compris, sinon qu'ils ne de fournir chez les pharisiens ou chez les hérodiens, personnag veillants qui pourraient mettre on ne sait quoi dans ne qu ils ane plus clairement encore, € est ny. à
relève RE leur erreur, et combat leur UE Test pare leur inintelligence à celle du peuple, leur appliquant RE les termes qui ont caractérisé, à propos des paraboles, l’aveugle n Le des Juifs !, Marc veut accentuer la signification de ce blâme, Axe 3
# Matthieu a raccourci et atténué l'expression. TES
Comme s'il voulait montrer aux disciples combien ils ont tort de ssonger au pain matériel qui leur fait défaut, Jésus leur remet en mémoire les deux multiplications de pains : auraient-ils done oublié ces deux repas miraculeux, et le nombre de corheilles et de paniers … qu'ils ont remplis avec les restes? S'ils s'en souviennent, ils devraient penser que leur Maitre parle dun levain spirituel, de l'esprit pharisaique et de l'esprit d'une politique mondaine, qui se un pain empoisonné, un pain de mort, tandis que l'Évangile de Jésus est le pain de vie. On remarquera que la conclusion ne sim pose nullement, à moins que les multiplications de pains ne signifient les biens spirituels de l'Évangile, Si l’on veut que les disciples ne s'inquiètent pas du pain matériel, ce n'est pas raison pour qu'ils sachent ce qu'est un levain spirituel ; mais ce nlest pas leur souci du pain matériel qui est signalé, c'est leur inintelligence de ce qui est signifié par le pain aussi bien que par le levain ?. S'ils entendaient ce que signifient les pains, ils entendraient "aussi ce que signifie le levain. Les disciples ne comprennent toujours pas Ils se rappellent fort exactement le chiffre des corbeilles qui ont w
nd 54)
1. Cf. vv. 17-48,.et 1v, 12, supr. p. 737 (vi, 52; vi, 18); le v. 18 est imité directement de Jér. v. 21; Éz. xu1, 2. | ;
2. Le discours attribué à Jésus ne prouverait rien contre l'historicité des. deux miracles, s’il était authentique, vu qu'il suppose à la fois la signification profonde et la réalité des faits. Comme allusion à une parabole (?) où Jésus aurait figuré par la double multiplication des pains l’inépuisable fécondité de la parole (W. ScamieneL, EB. II, 1882), ce discours n'aurait aucun sens (cf. sup. p- 938). Noter l'emploi des deux mots différents pour les corbeilles : Me, 49; x9@ivovs, correspondant à vi, #2; et 20, szvptñtov, correspondant à vin, 8. Cf: supr. pp. 90-91.
été remplies de restes: mais ils ne voient rien au delà, et la dernière question de Jésus : « Ne comprenez-vous pas encore {? » demeure sans réponse. Le cas est plus extraordinaire que les deux précédents où l'on a vu les disciples solliciter des explications ?; après la parabole du Semeur, et après la déclaration sur les choses qui souillent l'homme, ils ont compris le commentaire que Jésus leur a donné. Cette fois, la lumière ne se fait pas dans leur esprit, malgré l'explication qui leur est suggérée. Le parallélisme des situations n'en tend pas moins à mettre les multiplications des pains sur le même pied que les paraboles : bien que l'évangéliste les ait racontées comme réelles, il les entend en symboles.
Matthieu, secondaire par rapport à Marc, ne fournit pas la clef de cet épisode singulier. À considérer l'économie apparente des récits dans le premier Évangile, on croirait que Jésus parti seul et le premier après la multiplication des pains, pour aller à Magadan, est rejoint par les disciples au moment où il vient de quitter les pharisiens et les sadducéens ; mais on voit bientôt que les disciples sont en mer, et que Jésus est avec eux dans la barque quand il leur parle du levain des pharisiens. Matthieu rencontre ainsi Marc, après s’en être écarté peut-être inconsciemment.
Luc reproduit dans un tout autre contexte la parole de Jésus touchant le levain des pharisiens. Sa combinaison est artificielle et se fonde sur le nom des pharisiens, tandis que celle de Marc et de Matthieu est fondée sur le rapport du pain et du levain; après un long discours du Christ contre les pharisiens ?, l'évangéliste signale leurs mauvais desseins à l'égard de Jésus; après quoi, une grande foule s’assemblant, le Sauveur commence un nouveau discours, fait de morceaux assez disparates, qui a pour exorde la recommandation touchant le levain des pharisiens, à laquelle est reliée la remarque touchant le caché qui doit être connu‘. Luc, sentant que la recommandation ne convient pas à un discours public, dit que Jésus l’a faite à ses disciples « d'abord » ‘. La facon d'entendre « le levain
1..V. 21. NC, 0o3zo suvisrz; AD, zûs oùzw. B, zü@s où vosi=::