SL
positions des autorités ainsi que celles du peuple à son égard'. Luc parait avoir pensé de l'histoire du figuier qu ‘elle faisait double emploi avec la parabole du Figuier stérile ?; ce doit être cette parabole même, transformée en récit symbolique, découpée * de façon à signifier la proposition du salut à Israël par la visite de Jésus, et la punition des Juifs, incrédules au Sauveur qui leur était envoyé. Pas plus en cette occasion qu'en d'autres Marc n'insiste sur la portée allégorique du récit, et de là vient qu'il peut y accrocher, sous une forme plus complète que dans l’histoire de l’épileptique *, la leçon de la foi, puis celle de l’exaucement et celle du pardon *, le tout emprunté au recueil de discours et gauchement amalgamé en cet endroit.
La question des prètres sur l'autorité que s’attribue Jésus Ÿ fait suite à l'expulsion des vendeurs et aux indications générales concernant la prédication hiérosolymitaine *. L’allégorie des Vignerons meurtriers $ est venue se loger entre la réponse du Chnist et la fin naturelle de l’anecdote * : « et le laissant », les questionneurs déconfits « s'en allèrent ».
. Prise en elle-même, la parabole est une conclusion du ministère hiéroso-
lymitain : on peut y voir une première interprétation ou un doublet de la parabole du Figuier !°, et la dernière prédication du Christ dans le temple, d’après la source immédiate de Mare !!, tout comme le sermon contre les pharisiens parait l'avoir été dans le recueil de discours !?; la transposition devrait être attribuée à l'évangéliste, qui voulait couronner l'enseignement de Jésus par la grande apocalvpse du chapitre x. L'interroga-