J. Weiss, AE
7. Mr. xx, 27-28 (cf. Le. xxrr, 30). La rencontre de ce passage dans les deux évangiles induit à penser qu'il provient de leur source commune. WELLHAUSEN (Mt. 99) n'hésite pas cependant à y voir une addition de Mr. au texte de Mc. Mais, si l’on écarte dans Mt. les mots èy +7 z4}1yysvesia, qui sont une paraphrase de l’évangéliste, la sentence de Mr. 28 a un caractère autrement personnel et primitif que Mr. 29 et Mc. x, 29-30.
rellement, la promesse de douze trônes aux douze apôtres. Il est très signi-
ficatif que Jésus, dans Marc, refuse deux trônes aux fils de Zébédée immédiatement après que, selon Matthieu, il a promis des trônes aux Douze. N'est-on pas fondé à conjecturer que la demande des Zébédéides et le refus de Jésus ! remplacent la promesse des douze trônes, pour que nul n'en abuse contre Paul et les missionnaires qui se trouvent dans le même cas? La requête de Jacques et de Jean, se produisant après la prophétie la plus claire de la passion et de la résurrection, fait éclater encore une fois l'impuissance des apôtres à saisir le mystère du salut par la mort rédemptrice ?, mystère que Marc a soin de faire expliquer par Jésus lui-même dans les propres termes de la théologie paulinienne ?.
Dans l’économie actuelle des récits, l'aveugle de Jéricho ‘ fait pendant à l’aveugle de Bethsaïde, et sa guérison, symboliquement interprétée, introduit la manifestation messianique qui va se produire sur le mont des Oliviers, comme celle de l’aveugle de Bethsaïde prépare la confession de Pierre ; cependant la donnée fondamentale du miracle semble antérieure à son interprétation. Mais on peut se demander si l’aveugle, anonyme dans Luc, n'était pas tel dans la source de Mare *.
Toute l'histoire du ministère hiérosolymitain est dominée par une pensée unique : Jésus est le Christ qui a dû accomplir les prophéties et le salut du monde par sa mort; il connaissait sa propre destinée et l’avenir de l'humanité. Les éléments de cette démonstration, pris de côté et: d'autre, se présentent en désordre.
Il est très probable que le récit de la manifestation messianique sur le mont des Oliviers, et celui de la purification du temple © ont été fourmis par la tradition. L'évangéliste devait avoir à sa disposition un texte assez court qu'il a glosé. L'histoire du figuier desséché 7, qui vient en surcharge, laisse deviner une source où l'expulsion des vendeurs suivait immédiatement l'acclamation messianique $, et où il n’était pas question du figuier; cette source ne détaillait pas jour par jour les actes de Jésus, elle indiquait en général ses habitudes pendant son séjour à Jérusalem, et les dis-