Cf. supr. n. 1 et n
7. I Con. x1n1, 4, zat Yap Ecravouln 2£ àslevelus, 4X1ù Vi èx Duvauews Oeod I Con. 1, 23-25; xv, 42-46; Rom. 1, # (supr. p. 6, n. 2).
résurrection ! montre que l'influence de l'Ancien Testament s'est exercée sur la tradition qu'il a reçue à ce sujet. L'énumération qu'il fait des apparitions du Christ immortel est d’ailleurs plus complète que celle des Évangiles et ne s'accorde avec aucun de ceux-ci. Dans sa relation de la dernière cène, il ne prétend pas reproduire un récit traditionnel, mais il interprète selon sa propre doctrine? les données de la tradition. Bien qu'il appelle le Christ « notre pâque »*, non sans allusion à l’eucharistie, on ne voit pas qu'il établisse un rapport entre la pâque juive et la dernière cène ou le jour de la passion. Par l'exemple de ce grand ouvrier du christianisme, on peut déjà se faire quelque idée non seulement de l'état des souvenirs évangéliques, mais du travail de la pensée chrétienne sur l'objet de ces souvenirs, durant les trente années qui ont suivi la mort de Jésus.
L'Épitre aux Hébreux témoigne du même travail et d’une exploitation analogue de l'Ancien Testament. La vie et la mort du Christ y sont conçues comme une grande épreuve, une « tentation » *, dont le Fils éternel de Dieu, devenu en tout semblable à nous, « sauf le péché » ”, est sorti vainqueur. On trouve aussi dans cette Épitre une allusion à l'agonie de Gethsémani 5, qui se rapproche du texte ordinaire de Luc 7, sans en dépendre, et qui atteste seulement l'importance que le trait en question avait prise, à un certain moment, pour certains interprètes de l'Évangile. Les souffrances et la mort sont le sacrifice du Christ, souverain prêtre 8, qui a été crucifié hors de Jérusalem ?, pour accomplir le symbolisme des sacrifices antiques et signifier l'œuvre salutaire que lui-même réalisait : double système de figuration qu on ne devra pas être surpris de retrouver dans les récits évangéliques, et qui était seulement ébauché dans
1PSUprA D) n.101etin 40
2. I Cor. xv, 23. £ÿù yàp rapchafoy ro zoù zvotou xtA. Pour l'interprétalion de ce passage, voir le commentaire des récits de la dernière cène. Mais Ja formule d'introduction annonce une vision ou une révélation, non une tradition des premiers apôtres.