‹ Les e?vangiles synoptiques /Chapitre 98 sur 807 · xrv, 28. Cf. supr. p. 101, n · texte numérisé non relu

xrv, 28. Cf. supr. p. 101, n

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anges! n'est pas moins significatif que le silence recommandé aux trois disciples témoins de la transfiguration. L'évangéliste sait bien que ce qu'il raconte n'était pas dans la tradition commune des souvenirs apostoliques ?.

Beaucoup de critiques répugnent à croire que le livre ait pu se terminer ainsi, sur la découverte du tombeau vide et sur la mention, si singulière pour nous, du silence que la crainte avait inspiré aux femmes. Mais il faut tenir compte de l'importance capitale que l’évangéliste attachait à la découverte du sépulcre vide comme preuve matérielle de la résurrection *. La forme abrupte de la conclusion n'a rien d'extraordinaire en un ouvrage aussi mal composé. Bien que le rédacteur semble annoncer et qu'il ait dû connaitre une ou plusieurs apparitions galiléennes *, l'on peut expliquer son procédé en supposant que le document fondamental de Marc décrivait en effet sommairement, après la mort de Jésus, le rapatriement des disciples fugitifs en Galilée, l'apparition sur le lac de Tibériade, qui a été annexée au quatrième Évangile ©, d'autres encore peut-être, et même le retour des apôtres à Jérusalem, ainsi que la fondation de la première communauté. La préoccupation de la Galilée chez le rédacteur tiendrait à ce qu'il est dominé encore par la tradition historique de l'Évangile, et qu'il ne se rend pas indépendant de sa source; il se dispenserait néanmoins de décrire aucune apparition *, soit parce qu'il ne se proposait pas de raconter les origines de la prédication chrétienne, soit parce qu'il avait l'intention de les raconter dans un autre livre qu'il n'aura point écrit ou qui se sera perdu, soit parce que l'argument du tombeau vide lui a paru former une meilleure conclusion que les récits de visions. Quoi qu'il en soit, la tradition apostolique sur les apparitions de Jésus ressuscité ne faisait point suite à l'histoire du tombeau vide À ; celle-ci lui est plutôt parallèle, et c'est pourquoi elle en tient la place dans le second Évangile. LA

Eure On doit donc distinguer dans ce livre ce qui vient de source et ce qui

A xvE, 8: cf. 1x, 9-40, 32.

2. Cf. J. Weiss, AE. 3%; Branpr, Die evang. Geschichte (1893), 320: Hozrzmanx, Die Synoptiker (#1901), 183; WeLLHauseN, Mc. 146; Scawmievez, EB. II, 1879.

3. Cf. J. Weiss, AË. 342-345: WNVEeLLHAUSEN, loc. cit.; Brant, 320, 351 ; B. Weiss, Mk. (Meyer, Markus, 1901), 245. !

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