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Saint-Florent et finalement par une seule conduite elles se déversent dans le réservoir comaunal de? Saint-Angelo d’où se fait la distribution en ville. Le trop-plein de celuici passe dans un autre réservoir plus petit situé dans le même quartier à un niveau inférieur. |;
Le premier alimente la haute ville, la plupart des fontaines et bornes-fontaines situées en ville ainsi que celles qui se trouvent dans les différents établissements civils et militaires.
Suivant acte entre la, ville et l’administration de la Guerre, en date du 12 mai 1865, par lequel la caserne Marbeuf devait employer les eaux de Castagno pour les lavages, il est en effet prévu que la ville doit fournir de l’eau de Suerta dans l’intérieur de la caserne.
La deuxième alimente la basse ville dans les mêmes con. ditions.
La distribution est la suivante:
Havre VILLE Basse VILLE Fontaines : | Fontaines :
Neuve ou des Dauphins.
Octroi Saint-Joseph.
. ; I Caserne Marbeuf.
des Turquines.
de la Gabella. Bornes-fontaines :
Escalier, square Saint-Charles. | En face du Lycée.
Place Guadello. .| Place des Platanes.
Rue Saint-Angelo. Place de l’Hôtel-de-Ville.
Manutention. Rue Pino.
Lycée. “ : Place Coletta. Fe
Cours Sébastiani.
Bornes-fontaines : : :
Place Saint-Nicolas.
Egiise Saint-Joseph. Rue Miot.
Du Cimbalo. Rue Albatucei. à Place d’Armes. Route nationale du Cap-Corse.
Place Guasco. Intersection boulevard de Toga
Des Colonnes. à et Route du Cap-Corse, -
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En hiver, le débit de l’eau étant assez considérable, les deux réservoirs sont toujours pleins et l’eau circule tout aussi bien dans la basse que dans la haute ville. Mais comme, pendant l’été, c’est-à-dire au moment de la sécheresse, ce réseau donne un volume d’eau insuffisant pour alimenter toutes les fontaines, celles de la haute ville seulement débitent de l’eau de Suerta. Quant aux fontaines de la basse ville, elles sont alimentées par l’eau de Paratojo de laquelle nous parlerons plus loin et dont la canalisation aboutit à la conduite principale de la ville (eaux de sources) rue Saint-François à la hauteur de la place des Platanes. Le débit diminuant done en été, il n’arrive pas à remplir le réservoir principal qui est à see Le soir. Le second réservoir plus petit desservant la basse ville étant subordonné au premier ne recoit plus d’eau de Suerta ct les fontaines seraient à sec si on n’avait point pris les dispositions pour alimenter ce réservoir par une autre eau, celle de Paratojo. Ainsi que nous le voyons, il existe deux canalisations séparées: celle de la haute ville qui est alimentée par le réservoir principal; celle de la basse vile qui est desservie par un réservoir plus petit que le premier, situé à proximité du premier dans le quartier de Saint- Angelo et à un niveau inférieur.
Les eaux de Suerta et de Paratojo ne peuvent done se mélanger que lorsque le débit de celle de Suerta augmente et que le trop plein du réservoir principal se déverse dans le petit réservoir où circule l’eau de Paratojo. Ce qui n’arrive qu’en hiver.
Dans le but de donner de l’eau de Suerta à toute la ville été comme hiver, M. Creisson, architecte de la ville de Bastia, dans son étude, en 1878, sur l’approvisionnement et la distribution à domicile des 400 mètres cubes d’eau par 24 heures sans porter préjudice aux services publics
établis, avait fait remarquer qu’une grande partie du volume d’eau débité, pendant l’hiver, par le réseau de Suerta ans emploi en cette saison, pouvait être conservé de facon être utilisé pendant les mois de sécheresse.
Il proposait, pour obtenir ce résultat, de construire un grand réservoir (Château d'Eau) pour emmagasiner cette eau et la distribuer ensuite dans les différents quartiers de la ville, l’eau de Suerta ayant toujours été considérée corame la meilleure de toutes les eaux employées en ville.
Les jaugeages effectués par M. Creisson le 29 Juin 1876 de ces eaux au point où elles se réunissent dans la conduite principale, donnaient un débit de 11 1. 68 par seconde ; effectués à leur rentrée dans le réservoir Saint-Angelo, elles ne donnaient plus que 9 1. 64, d’où une perte d’eau due à la conduite de Compoli (entre la source et la conduite principale) qui, construite en maçonnerie ‘ordinaire, s’obstrue facilement. Le débit des mêmes eaux jaugées le 8 août 1900 n’était plus que de 4 1. 285 par seconde, d’où une diminution de 5 1. 355 par seconde.
En juillet 1901, M. Gandolfi (actuellement architecte de la ville de Bastia) chargé de faire exécuter quelques travaux, à eu la précaution de faire le jaugeage avant et après les travaux.
Avant les travaux, le 6 juillet 1901, il a trouvé 2 L 800 par seconde, après les travaux, le 9 juillet 1901, il a constaté un débit de 3 1. 675. La grosse perte d’eau doit done être attribuée à un défaut de canalisations.
Le projet que nous venons d’exposer n’ayant jamais été mis à exécution, il a fallu que la ville ait recours, pour les besoins alimentaires, à l’eau de Paratojo et plus tard pour l’utihité domestique ét les services publics à celle du Bevinco. |
Les habitants de la basse ville qui tiennent à boire, pen-
pal.» ht : 1
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dant l’été surtout, de l’eau de Suerta, sont obligés de la puiser aux fontaines de la haute ville et notamment à la borne fontaine des Colonnes qui est la plus rapprochée de leur centre.
2° Eau de Paratojo. — Cette eau amenée dans une conduite en fonte, contribue, dans les conditions que nous venons de donner, à l’alimentation des fontaines de la basse ville. (l’est grâce à une adjonction effectuée le 8 août 1900 que ie réservoir de la basse ville est toujours plein.
Elle alimente aussi l'hôpital civil et, mélangée à l’eau de Suerta, la caserne Marbeuf depuis 1903 pour remplacer l’eau de C'astagno dont la fourniture avait complètement cessé et pour se conformer à la nouvelle convention que l'autorité militaire solhicitait de la ville: soit l’engagement . de fournir en toute saison, sauf le cas de force majeure, à la caserne Marbeuf, une minimum de 4 mètres cubes d’eau par jour.
3° Eau du Nucellulo ou des Capucins. — Prend naissance: à l'endroit qui lui donne son nom, à proximité du couvent de Saint-Antoine (des C'apucins). Les propriétaires en gardent une certaine quantité. Une grande partie est absorbée ensuite par l’Orphelinat du Bon-Pasteur et le reste, s’il y en à, alimente:
La fontaine des Portes; La fontaine du Donjon.
4° Eau de l’Occhio-di-Frate ou de Récipello. — Cette souree est captée près de l’ancien fort de Recipello et fournit de l’eau:
A la borne-fontaine de la villa Bronzini (route de Saint- Florent). ;