ROUE
À la borne-fontaine de la villa Farinole. ; A la fontaine de la villa Zolezzi.
A la fontaine de l’Ecole des Frères.
A la fontaine du Théâtre municipal (Intérieur). Une prise spéciale de cette eau alimente l'Hôpital mili-
taire.
5° Eau de Castagno. — Située derrière le Palais de Justice, la source est peu abondante depuis la construction du tunnel du chemin de fer. Cette eau n’est pas employée par la ville. Par acte intervenu avec la ville le 12 mai 1865 le département de la Guerre avait autrefois l’usage de l’eau de C‘astagno pour les lavages à la caserne Marbeuf. Elle est remplacée depuis 1903 (convention mentionnée plus haut) par l’eau de Paratojo et de Suerta. Elle alimente actuellement la fontaine-abreuvoir de Castagno seulement.
6° Eau de la source Favalelli. — Tia source jarllit à l’escalier sud du théâtre; l’eau est recueillie dans un réservoir qui la débite sur place au moyen d’un robinet.
1° Eau des Jésuites. — Cette eau prend naissance à côté de l’Eglise du Lycée, elle est ramassée sans canalisation dans un réservoir et coule par trois rôbinets différents qui constituent la fontaine des Jésuites. Cette fontaine a été exhaussée et restaurée en 1860, | Une plaque en marbre porte l’inscription suivante: FONS URBIS PREFECTO PIETRO GIOVELLINI RESTITUTUS ANNO DOMINI MDCCCOVI TMPERI NAPOLEONIS MAGNI SECUNDO
pes 8° Eau du Molino-Bianco. — Peu employée anjourd’hui,
elle alimente la fontaine qui porte ce nom, située en face de la gare.
9° Eau de Ficajola. — Cette source se trouve dans l’anse de Ficajola à quelques mètres au-dessus du niveau de:la mer. Elle est très abondante et alimente la fontaine- abreuvoir qui porte ce nom. Le Jaugeage fait par M. Darqué, directeur de la Compagnie générale de Lumière et d’Energie (usine de Bastia) le 28 novembre 1913 accuse TL 1 250 par seconde. Un captage fait en règle pourrait donner davantage. La source étant d’un accès difficile, la ville ne l’a jamais employée; mais depuis la construction de la nouvelle caserne dans le quartier Saint-Joseph, la municipalité a pensé en tirer parti d’abord pour alimenter cette caserne, ensuite pour augmenter la quantité d’eau de source qui cireule en ville et qui malgré l’adjonction de l’eau de Paratojo est insuffisante à certains moments.
Un projet d’adduction est à l’étude, [I s'agirait d'élever cette eau qui se trouve à environ 90 mètres au-dessous du niveau de la caserne en construction. D’après M. Darqué chargé, à un moment donné, de l’étude technique de ce projet et qui a bien voulu nous donner quelques renseignements, l’eau serait élevée au moyen d’un moteur électrique ou à gaz qui ferait manœuvrer une pompe.
- Celle-ci aspirerait l’eau dans un bassin construit à la souree et la refoulerait dans un autre bassin disposé à cet effet au niveau déterminé, pour la distribution de l’eau dans le sens indiqué. Quant aux travaux, nous ne pouvons encore pas savoir comment ils seront exécutés, le projet étant toujours à l'étude. Nous croyons savoir cependant
que l’antorité militaire aussi intéressée que l'autorité ; 50
municipale dans ce projet, travaille de son côté pour la bonne réussite de l’étude commencée.
Le projet a été repris par le Conseil municipal élu en 1919; M. l'ingénieur Pitti-Ferrandi a été chargé de la nouvelle étude du projet. Il est question dans celle-ci de jeter cette eau dans le réservoir de Suerta. On devrait donc, à notre avis, être au préalable absolument certain de la va-
leur de cette eau sous tous les rapports.
Or, comme nous le verrons plus loin, elle doit être considérée comme suspecte bactériologiquement, à rejeter par conséquent ou à surveiller très sévèrement. L'examen géologique ne lui a pas non plus été favorable: ;
Verre B. — EAU DE RIVIÈRE
L'eau de rivière qui complète l’alimentation de la ville est celle du ruisseau de Bevinco. Il prend.sa source aux monts de Tenda et se verse dans‘ ’étang de Biguglia. traverse les territoires de Lento, Murato, Rutali et Bigugha; sa longueur est d’environ 29 kilomètres. Cette cau est distribuée à domicile.
Les eaux de source ne suffisant pas parfois à alimenter les fontaines publiques on ne pouvait pas songer à les employer à la distribution à domicile, Une nouvelle quantité d’ean comportant une organisation spéciale s’imposait à Bastia. |
M. Creisson, architecte de la ville, avait étudié en 1878 le moyen de distribuer l’eau dans les maisons ; mais au lieu
de prendre l’eau du ruisseau de Bevinco, il s’adressait aux
différentes eaux employées alors en ville, qu’il réunissait dans un grand réservoir (château d’eau) et qu’il distribuait ensuite
no Après avoir étudié les moyens d'approvisionnement et de distribution des eaux, les dépenses et les recettes en-
suite, il coneluait en disant :
« Tout est naturellement disposé à Bastia pour l’établissement immédiat d’une distribution d’eau à domicile et trouver à l’origine les ressources nécessaires pour en assurer l’exécution. On pourra done quand on voudra mettre la main à l’œuvre avec la certitude de réaliser profitablement pour la population de Bastia une amélioration
qu'elle réclame depuis longtemps ».
En effet, il n’y avait pas, à ce moment, d’eau dans les maisons. Pour l’usage domestique il fallait s'adresser aux fontaines publiques plus ou moins éloignées. C’est en 1883 que la municipalité, qui n’avait pas donné-suite au projet élaboré par M. Creisson en 1878, décida la distribution de l’eau à domicile et par acte le 21 décembre 1883, la Société générale de distribution d’eau et de concession d’eau, s’engagea à fournir pendant 62 ans la quantité d’eau nécessaire pour les besoins des particuliers et des services municipaux soit :