‹ Les Eaux d'Alimentation de la Ville de BastiaChapitre 25 sur 44 · Ÿ. = ETUDES DES EAUX · texte numérisé non relu

Ÿ. = ETUDES DES EAUX

1° SOURCE DE SUERTA

La source de Suerta comprend, comme nous l’avons déjà dit, six sources différentes qui sourdent à une altitude moyenne de 500 mètres sur le versant est de la Serra-di- Pigno.

Au point de vue géologique, nous savons que ce versant est constitué par des schistes à mica blane avec bancs de calcaires phylliteux avec des amas considérables de fragments de roches diverses formant des cônes de déjections où les eaux pénètrent facilement en v formant des nappes aquifères importantes. C’est ce qui explique l’existence des nombreuses sources constatées sur ce côteau. | La source de Suerta qui commence dans cette région doit son origine à la présence des schistes à mica blanc avec calcaires phylliteux ou calschistes. Ceux-ci laissent facilement passer les eaux de pluies, mais ceux-là qui se trouvent dessous et forment le sol imperméable, les arrêtent et les forcent à suivre la pente du côteau et à sourdre à un moment donné.

Les six sources qui composent la source de Suerta sont captées toutes sur le même système de galeries creusées dans le terrain schisteux sur le flane du côteau du Pigno,

J'd': Valiteiotiittent or ét

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Elles se réunissent par une canalisation en poterie ou en maçonnerie ordinaire du moins en partie, dans un réservoir approprié, d’où elles se dirigent vers la ville dans une conduite unique. |

Le débit total des sources est très variable de l'été à l’hiver. Il va de 4 à 10 litres par seconde de la sécheresse à la saison des pluies. Aucune a gglomération sur le bassin d'alimentation.

L'analyse de ces eaux a été faite à différentes dates :

Voici les résultats d’une analyse (1897) donnée par l’Annuaire des distributions des eaux par le docteur Imbeaux :

ANALYSE CHIMIQUE

Degré hydrotimétrique ........ 5'a 14 % ON MR ER RE ST EEE 25 mulligr. 6 a A de une 8 nulligr. 7

LATE ENTREE SRE SERRES RP Ml IT Er Matières organiques .......... 0,8 à 1 milligr.

L'eau ne se trouble pas.

ANALYSE BACTÉ RIOLOGIQUE

200 à 260 germes saprophytes par centimètre cube. : Nous relevons d’autre part une autre analyse plus: récente. Elle a été faite le 26 janvier 1903 par le Service de

Santé militaire pendant une épidémie assez forte de fièvre

typhoïde et dont les conclusions baetériologiques les déclarent suspectes.

Cette analyse accusait en effet la présence du coli-bacille. Voici les résultats des analyses que nous avons faites.

Ils sont donnés en milligrammes et par litre d’eau.

nr

Première analyse

Prélèvements faits à la réunion des eaux de Suerta sur la route de Bastia à Saint-Florent (regard), le 17 février

Eau limpide. à Température de l’eau.............. er UE Cempérature de l'air see re Lo.

HAE ANALYSE CHIMIQUE Degré hydrotimétrique total..... 0 :Æ Degré hydrotimétriq. permanent. 45 Résidu: a TOP 7 Pr 101 milligr.

“Perte-ahronge me nee He core Résidil rer eee Eee 86 — # Matières organiques 27... 1 — NItAtÉS NET PE re ue néant Nitrates es PE néant AAMONAQUE > cine néant SUCER SRE Te 3 milligr. à ; Oxyde de fer et alumine. :... néant Chaux se ere HR REP. 28 milligr. 5 Magnes ee ee de 18 22 Sulates (ones QEies se re 4 — 2 :+Chlornres emNatl) ir. sue 30 — Phosphates ten P205) 75e néant Degré alcalimétrique ...!,......, 160

ANALYSE BACTÉRIOLOGIQUE

Colonies non liquéfiantes...... 54 par cc. d’eau Coli-bacille . ................. résultat négatif

en dc à |

Deuxième analyse

Prélèvements faits au même regard le 17 mars 1914. Eau limpide EE

2 PO MIPÉDATUTE. de 'ÉAIT run same + 12:

k Hempérature de l'air... HR + 145

ANALYSE CHIMIQUE

Degré hydrotimétrique total. .... 6°5 È Degré- hydrotimétriq. permanent. 4°8 RÉ ANUS à 4 di docs 104 milligr.

Perte au DO mn nan 14 — RRO a R s 6 90 —

+ Mafières organiques... tr 2 NDS arr ete 2 néant NÉPATOS rl + dans néant AMEMONTAMONLS RAR MR, dire néant RGO Sn GR M a à 3 milligr.8 Oxyde de fer et alumine......... néant A ea ner tone 29 milligr. 2 ANT TOME RSR Fire Ve hi Sulfates (en So’)......:. RP 4 — | Éhlorures (en NaCÏ) ............ 30 — 5 Phosphates (en P205).:.......... néant Degré alcalimétrique .....:...... 156

Analyse bactériologique :

Colonies non liquéfiantes...... 76 par cc. d’eau Coh-bhaciles.-: Re …. résultat négatif

ER

Troisième analyse bactériologique

Prélèvements faits le 15 avril 1914.

Colonies non liquéfiantes...... 92 par ec. d’eau Colsbherlle 25 SRI résultat négatif

Quatrième analyse bactériologique

Prélèvements du 8 mai 1914.

Colonies non liquéfiantes...... 80 par ce. d’eau GolibaciHér. eee résultat négatif

Des prélèvements ont été faits à la galerie de captage de

chaque source composant les eaux de Suerta le 17 mars

L'examen bactériologique a accusé pour chaque eau, une moyenne de 50 colonies non liquéfiantes par ee. d’eau, mais la présence du eoli-bacille n’a été révélée dans aucun des échantillons. | Prélèvements faits à la fontaine des Colonnes en ville (eau

de Suerta) aux mêmes dates que ceux opérés à la réunion

des eaux de différentes sources.

Eau limpide.

Température de l'éau ve 22471295 Températuré de l'Air... tplos

ANALYSE CHIMIQUE

Degré hydrotimétrique total..... 6° Degré hydrotimétriq. permanent. 4°5 Résidu à M0 ne 105 millier.

Perte san Tobaes Cie ALTER 15 — RÉSIdU RO re Au 90 —

NII bn dE néant ARRETE RAR ER et néant HMOMTAQUE À. 2, Te .... néant PR Rive ges 4 millier.

Oxyde de fer et d’alumine....... néant DDASS RE ere 29 milligr. 7 DD Ne ni ar 18 — 5 States en So ae it 4 — 1

= Chlorures (en: NaC!1).… 1... Re URI Et Phèosphatés (en P205)...,:.:..:... néant :

Degré alcalimétrique ..:...::.... 183

ANALYSE BACTÉRIOLOGIQUE ,.,

Première analyse:

Colonies non liquéfiantes...... 62 par cc. d’eau Cob-bacillé 5... ee résultat négatif

Deuxième analyse:

Colonies non liquéfiantes. ..... 96 par ce. d’eau L'OHPbDaciHess rss Unes résukat négatif Troisième analyse : M ne C'olonies non liquéfiantes...... 104 par ce. d’eau POHEDACINO NE roc tie résultat positif Quatrième analyse: tri Colonies non liquéfiantes...... 98 par cc. d’eau Colki-bacille.. 52e... 2. résultalmégahf.

Nos diverses analyses faites à des époques différentes et sur des échantillons prélevés à des endroits aussi différents, ne nous ont pas toujours donné les mêmes résultats.

Lang Si les analyses des eaux provenant de l’endroit où elles se réunissent nous ont accusé d’une facon constante la bonne qualité de ces eaux, les examens des prélèvements faits à leur distribution en ville, nous ont donné des résultats ne présentant point le même degré de pureté au point de vue bactériologique. | -

Il nous est facile, en effet, de nous rendre compte, en comparant les données des analyses précédentes, que si la composition chimique est sensiblement la même, la composition bactériologique par contre s’en éloigne un peu. Les mêmes eaux analysées en deux points différents, à la source et en ville ne donnant point les mêmes résultats, nous ne pouvons attribuer ce changement de composition bactériologique, qu'à une contamination produite pendant le parcours. Il est un fait certain que si la conduite était de nature à empêcher l’eau de se souiller, celle-ci nous serait rendue en ville avec toute sa valeur.

Malheureusement, la canalisation est défectueuse. Les tuyaux d’amenée sont encore en partie en poterie quoique la municipalité se soit occupée de remplacer par endroits la conduite en poterie ou maçonnerie ordinaire, dont l’étanchéité laisse à désirer, par une autre en fonte qui s’oppose à toute infiltration. D’autre part, la conduite est établie au bord de la route de Bastia à St-Florent; sur son trajet on remarque une vingtaine de regards placés à environ 300 mètres de distance l’un de l’autre tous plus ou -moins en bon état et disposés le long de la route. Ce sont surtout ces regards qui doivent être incriminés, bien qu’on . ait essayé de boucher les fissures, il en reste encore assez pour laisser le passage aux poussières de la route et aux corps étrangers qui ne peuvent que souiller les eaux.

Il est à remarquer aussi que lorsqu'il pleut, l’eau de pluie, après avoir lavé la porte et la muraille, pénètre faci-

| = 79 — lement par certains regards mal fermés. Les portes en bois sont en effet trop courtes et il est évident qu’elles ne ferment pas comme il conviendrait. Si elles pouvaient être toutes remplacées par des portes métalliques ajustées avec du ciment, comme il en existe quelques-unes, on augmen- * ferait sûrement les chances d’avoir une eau pure puis-

- qu’elle l’est à l’origine.

- Ces constatations nous ne sommes pas seul à les avoir faites. D’autres déjà se sont occupés de rechercher lés causes de contamination des eaux de Suerta, opérées pendant

le parcours. Ces recherches firent, en 1903, l’objet d’un rappôrt émanant de M. le médecin chef de la place de Bas-

tia et dont les conclusions attribuaient les causes de contamination à la fermeture imparfaite des regards situés le

long de la route. Comme suite à ce rapport, l'autorité mili-

taire fut amenée à réclamer à la ville les mesures néces-

saires à l’épuration de cés eaux: réparation des portes des regards; réparation aussi de la conduite d’amentée dont la première moitié était en poterie, en constituant la canalisationw entièrement en fonte ou enfin surveillance constante et bon entretien permanent de la partie la plus vul-

nérable.

Quelques améliorations ont été apportées depuis, mais il

en reste encore et il serait à désirer au point de vuëe sani-

taire et dans l'intérêt général que ces modifications soient exécutées le plus tôt possible.

Coxczusrons. — L'eau de Suerta est potable au point de vue chimique. Quoique l’analyse ait décélé la présence du coli-bacille, à un moment donné et accidentellement, dans les conditions indiquées, cette eau est de bonne qualité au point de vue bactériologique.

mens

SDS

2° SOURCE DE PARATOJO

La source de Paratojo a la même origine que celle de Suerta. Les eaux de pluies passent à travers les fissures des calcaires, suivant la pente et finissent par sortir quand elles rencontrent les séhistes à mica blanc ou les roches vertes éruptives. Elles sourdent justement dans un terrain schisteux et sont conduites dans une galerie couverte formant puits, d’un mètre environ de profondeur.

Cette source placée au fond d’un ravin (le Fango) peut recevoir les infiltrations des eaux pluviales qui passent dans les terrains cultivés et fumés.

L'eau de Paratojo qui est considérée comme supplémentaire de l’eau de Suerta, contribue, mélangée à celle-ci, à l'alimentation d’une partie de la ville. Elle alimente plus particulièrement l'Hôpital civil et la caserne Marbeuf.

Une analyse chimique a été faite par M. le pharmacienmajor Carabin, de l'Hôpital militaire de Bastia, le 27 janvier 1904.

La voici: :

Température ambiante an moment du prélèvement + 12°

Température de l’eau au même moment...... le es Le I. — Caractères organoleptiques :

Odeur ARR ER Er mpide rates Limpiditéest Em EE URS inodore. : Conservation em de bonne conservation.

Couleur PRIT ES incolore.

SAVENT ES RE mer 3 CNnornaie:

ji + 6

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