‹ Les Eaux d'Alimentation de la Ville de BastiaChapitre 24 sur 44 · LL · texte numérisé non relu

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pagne qui, n'ayant pas or. le temps et les moyens de prendre ‘Gutes les précautions, se voit dans l'obligation d’ employer la première eau venue. Mais le cas ne se présente d’ailleurs pas seulement pour l’armée e; à la campagne et même à la ville les eaux d'alimentation sont employées sans que l’on se préoccupe de leur potabilité.

L'analyse des eaux n’est en effet pratiquée que lors-

- 3 J 4 . 71 « » » . . qu'une épidémie se déclare et dénonce une contamination

possible obligeant l'autorité compétente à prendre les mesures nécessaires. Si les recherches ne sont pas faites en temps utile e’est souvent parce qu’elles sont longues, difficile, coûteuses et qu’il n°f à pas partout des laboratoires outillés en conséquence. Un essai rapide permettra de se rendre compte de la valeur hygiénique d’une eau et par suite contribuera à combattre les épidémies d’origine hydrique (telle que la fièvre typhoïde) étant donné la facilité

et la promptitade des moyens de contrôle et des moyens

de défense: élimination ou stérilisation des eaux suspectes qui pourraient sans‘retard être utilisées

Nous avons employé ce procédé, approximatif comme résultats, mais parfois suffisant pour annoncer rapidement la mauvaise qualité d’une eau, à titre de documentation dans nos recherches analvtiques.

Les résultats obtenus ayant été satisfaisants, par comparaison avec ceux donnés par Jes réactifs et procédés habituels dont nous avons parlé, nous ‘avons pensé que ce procédé aussi simple que rapide pourrait être utilisé à contrôler très souvent la pureté des eaux d’alimentation de notre ville et à nous renseigner le plus souvent possible aussi dans toutes les circonstances où une pollution semble-

rait être à craindre nous permettant de prendre cer taines dispositions et précautions.

Ce procédé repose sur l’emploi, comme réactifs, de com-

LED primés ou ampoules exactement dosés remplaçant les solutions titrées et possédant une exactitude suffisante pour les besoins de l’hygiène. Les dosages sont basés sur les intensités de coloration. | Les comprimés et ampoules réactifs sont les suivants:

1° Comprimés acides;

PA —— alcalins ; 2. — d’iodure ; 4° —— de zinc; 0° — de chrome ; 6° — de nitrate d’argent; ee — de savon; | 8° — de permanganate ; ' D — de ferroeyanure ; CA 10° Ampoules de Nessler > | 11° — solution alcaline (sodée) concentrée de

permanganate de potasse.

Une autre méthode encore plus rapide est celle de Vergnoux (1) qui part de ce principe, qu’une eau calcaire où séléniteuse, peut être consommée sans danger si elle ne renferme pas de produits solubles de décomposition des matières organiques azotées ou de germes pathogènes. La présence des mitrites ou de l’ammoniaque suffit dans ces conditions à indiquer une pollution des eaux et à les faire condamner ou, en tout eas, à faire employer, pour détruire les germes probables, les moyens de stérilisation.

C’est sur ces deux corps seulement qu’il porte ses re-

cherches en employant pour les nitrites le réactif de Griess .

pour l’ammoniaque le réactif de Nessler.

(1) Union pharmaceutique, mai 1915, p. 194.

ANALYSE BACTÉRIOLOGIQUE

L'étude et la recherche du nombre, de l’espèce et de l’action physiologique des germes contenus dans:les eaux, constitue la bactériologie des eaux. Nous nous occuperons seulement ici de la numération des germes et de la recherche du coli-bacille. L’eau peut en effet naturellement con-

tenir des microbes dont les uns sont inoffensifs, mais dont les autres sont des plus dangereux. Nous retenons cependant qu’une eau qui renferme un grand nombre de germes même réputés inoffensifs, doit être considérée comme suspecte.

Nous avons vu d’autre part que certaines maladies, comme la fièvre typhoïde, pouvaient être transmises par l’ingestion d’eau contenant des microbes spécifiques de ces maladies. La présence du coli-bacille dans l’eau est le plus sûr indice. ‘ :

Numération. — Les boîtes de gélatine de Pétri ensemencées avec un nombre de gouttes d’eau connu, sont, au bout de quelques jours (de 4 à 15 jours) c’est-à-dire quand l’envahissement et la liquéfaction de la gélatine sont constatés. On compte le nombre de colonies visibles de toutes les boîtes ensemencées et on prend la moyenne.

Recherche du coli-bacille. — En vue de la recherche du coli-bacille on effectue quatre ensemencements d’eau en bouillon au moyen des flacons prélevés à cet effet et maintenus dans la glace. Ces ensemencements sont faits avec - 1, 10, 25, 100 cc. d’eau. Ces quatre bouillons sont phéniqués au millième par addition d’une quantité convenable d’une solution d’acide phénique à 5 p. 100, puis placés à l’étuve

à 42° pendant 48 heures. On transporte ensuite respectivement une goutte des bouillons qui se sont troublés dans 10 ce, d’eau peptonée. Après agitation de ce mélange, on ensemence une petite goutté de chacune des dilutions ainsi préparée dans 10 ec. de gélatine Eslner fluidifiée et versée aseptiquement dans une boîte de Pétri. Ces boîtes manipulées pour répartir également le mélange sont solidifiées sur la table réfrigérante. Les bouillons phéniqués sont replacés À L'étuve À 42° ainsi que les peptones qui ont servi de dilution pour ensemencer les plaques de gélatine d’Eslner. | Fee

Après six Jours d’étuve, on recherche la présence de l’indol dans les peptones en ajoutant à chacune IV gouttes d’une solution de nitrate de soude à 2 gr. par litre, puis 1 ce. d’acide sulfurique pur. On examine les plaques d’Esl-

ner vers le huitième jour. Les colonies qui cultivent sur ce :

milieu sont presque exclusivement du genre eoli-bacille,

Les caractères spéciaux de celui-ci: mobilité, Gram négatif, formation d’indol sur culture en peptone, coag pee du lait, permettent de l'identifier aisément.

Si au point de vue chimique, il est assez facile de simplifier, jusqu’à la rendre presque extemporanée, l’analyse de l’eau, au point de vue bactériologique la chose est bien plus délicate quoique pas impossible.

Par l'essai bactériologique rapide suivant, on est, en effet, arrivé à se faire une idée très approximative mais assez concluante sur la valeur bactériologique d’une eau.

Mode opératoire:

1° On prend 10 ec. d’eau à examiner dans un tube à essai; 2° On ajoute X gouttes d’une solution de ferricyanure de potassium à 0 gr. 20 p. 100. Agiter; ë

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3° Ajouter X gouttes d’une solution:

Solution officinale de: ReCIS Es. Céore20 HO ORES e. RS te de V gouttes M Heitilée dj. & p. 2 ::.. 100 ce.

Examiner le tube suivant l’axe:; si l’eau contient des. bactéries, on observe au bout de quelques instants une teinte pouvant aller du vert au bleu, selon le degré de contamination de l’eau. Dans le cas contraire, la teinte reste jaune. Cet essai est basé sur la réduction du ferricyanure en ferrocyanure (formation de bleu de Prusse avec Fe?CIf) par les ptomaïines (produits de sécrétions bactériennes) et par les leucomaïnes (produits de putréfaction), méthode sûre. ns

Cette on se produit dans deux autres cas:

1° Par la morphine qui est réductrice. Ce produit n’est pas à envisager dans les eaux.

2° Par les sulfures et les nitrites (mais la présence de ces produits fait rejeter l’eau).

Un procédé plus rapide encore est employé actuellement dans certains grands laboratoires pour la recherche du coli-bacille. I1 consiste à ajouter à 1 centimètre cube d’eau dans un tube à essais, 10 centimètres cubes de bouillon peptoné phéniqué et à le porter à l’étuve 40 à 42° au maximum pendant 48 heures. On ajoute ensuite du nitroprussiate de soude avec quelques gouttes de lessive de soude, il se produit une coloration brun foncé qui passe au bleu verdâtre par addition d ’acide acétique en présence du coli-bacille,

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