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quartiers de la vieille ville surtout, c’est dans la rue que ces déchets sont jetés. Le foyer d’infection est d’autant plus dangereux que ces rues sont étroites et mal nettoyées. Nous sommes convaincus que les nouvelles dispositions prises par la Municipalité actuelle, amèneront une améhoration sensible à cet état de choses.
Les matières usées d’autre part, quoique rarement envoyées daus la rue, sont drainées à l’égoût par un tuyau de descente, s’ouvrant en entonnoir à côté d’une fenêtre, dans les maisons où ce vieux système, non hygiénique, existe encore. . |
Enfin, les égouts qui aboutissent aux deux ports de la ville présentent eux-mêmes de sérieux inconvénients:
1° Par les eaux usées qu'ils charrient à la mer et qui stationnent dans les ports où elles finissent par se déposer, le courant n’ayant pas la force de les rejeter plus-loin; .
2° Par les émanations putrides qui se dégagent et se répandent dans l’atmosphère infectant ainsi les quartiers environnants.
. La décomposition de toutes ces matières animales et végétales, crée une ambiance favorable au développement des microbes. :
Les intéressants travaux de M. Trillat nous € démontrent que l’air chargé d’émanations putrides favorise la vitalité des. microbes, comme certains gaz dissous dans l’eau exercent une action conservatrice en tous points semblable à la précédente » (1).
Ceci explique pourquoi nous trouvons que le brouillard est malsain; c’est que l’air chargé d'humidité, dissout plus
(1) Académie de Médecine, 23 juillet 1912.
PR ou moins selon la température, les gaz putrides qui rendent l’atmosphère plus ou moins nocive.
2° A L’BAU D’ALIMENTATION considérée comme le principal agent, souvent l’unique, de transmission des épidémies de fièvre typhoïde. L'origine hydrique de la fièvre typhoïde à été reconnue, dans toutes les épidémies observées tant en France qu’à l’étranger. |
Les études faites à ce sujet par MM. Brouardel, Pou-
chet et Chantemesse nous le confirment.
M. Brouardel disait en 1887: « Une ville paie au choléra et à la fièvre typhoïde le tribut que lui impose l’impureté de son eau d’alimentation » et il déclarait que «la fièvre typhoïde est le réactif de l’eau fournie à une ville ».
Le problème de l’eau devient, dès lors, pour une ville où, comme dans la nôtre, sévit si fréquemment la fièvre tyvphoïde, une question des plus importantes.
La bactériologie nous apprend, ainsi que nous le verrons plus loin, que si l’eau est la boisson la meilleure auand elle est pure, elle constitue au contraire un grand danger quand elle est contaminée. Dans ces conditions, et d’après ces données, l’eau d'alimentation pourrait être plus spécialement incriminée dans les cas, malheurensement trop nombreux, de fièvre typhoïde qui se produisent en ville.
Les statistiques sanitaires officielles de la France nous apprennent que la proportion par 100.000 habitants a été
en:
ie à D eue 1e te. 9 Re ie Rp D 9
A Bastia, la proportion a été bien plus forte: . Ë
: pes Nous avons relevé en:
Pise ep it . 37 cas pour 27.338 habitants TITLES RME 93 CAS — SOU OI re 34 cas pour 29.412 habitants HORS REETR 106 cas — — = soit une moyenne pour 100.000 habitants de, en: NU RER Ar 135 HIT AURE D House 193 LOPDEE ES PRANREES RS re nie T9 LIBRES PESAS NN ER ARE REREE 17300
[importe donc, pour enrayer ces épidémies dans la mesure du possible, d’en connaître l’origine.
M. A. de Jussieu écrivait en 1733: « La bonne qualité des eaux étant une des choses qui contribuent le plus à la santé des citoyens d’une ville, il n’y a rien que les magistrats aient plus d'intérêt à entretenir que la salubrité de celles qui servent à la boisson et à remédier aux accidents rar lesquels ces eaux pourraient être altérées ».
S'il est facile de remédier à l’hygiène publique par une réorganisation complète et sérieuse de certains services municipaux, Ja tâche devient plus ardue, quoique possible, quand il s’agit d'intervenir pour éviter les causes de contamination des eaux d’alimentation. :
De sérieuses dispositions ont été prises par M. le docteur Bénelli, directeur du Bureau d’hygiène (vaccination antityphique, etc.). Les résultats ont été satisfaisants. Comme suite à ces dispositions, nous avons pensé, au moment où l’épidémie de fièvre typhoïde était à l’état de menace continuelle à Bastia (106 cas en 1913) qu’une étude des eaux qui alimentent notre ville pourrait avoir son utilité.
Sans avoir la prétention de vouloir apporter des lumières nouvelles sur la composition déjà connue des eaux en
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général, notre but, plus modeste, consiste simplement à
rechercher la valeur des eaux employées dans notre ville, à faire ressortir la différence qui existe entre elles et à signaler, s’il y à lieu, cellés qui directement ou indirectement peuvent être contaminées et par suite doivent être éliminées ou stérilisées avant d'être livrées À’ la consom- Ration. wi
Ce sont ces considérations qui nous ont suggéré l’idée d’en faire le sujet de notre thèse de doctorat en pharmacle; travail interrompu pendant la guerre (1914-1918) par suite de notre mobilisation et que nous avons repris dès notre retour.
Bastia est alimentée par de nombreuses sources et tout le monde sait que certaines d’entre elles sont classées meilleures que d’autres reconnues de tout temps moins bonnes, tant au point de vue chimique qu’au point de vue bactér'ologique.
Analvsées quelquefois par les autorités civiles et militaires, elles n’ont pas toujours donné, du moins au point de vue bactériologique, comme nous le verrons par les rapports d’analyses, les mêmes résultats.
Dans notre étude nous suivrons l’exposition suivante: