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TROISIÈME PARTIE

tait à 214 kilomètres la longueur de l’aqueduc de dérivation, et à 22 millions le montant des dépenses de construction de l’aqueduc.

Le travail de M. Belgrand fut déposé à la préfecture de la Seine le 8 juillet 1 854 l.

Le 4 août 1854, M. le préfet de la Seine communiqua au conseil municipal un exposé complet de la nouvelle question des eaux. Ce travail, qui a produit une vive sensation en France et à l’étranger, a été imprimé sous ce litre : Mémoire sur les eaux de Paris-. Dans ce Mémoire, M. le préfet de la Seine, après avoir fait l’historique des anciennes eaux de Paris et donné l’exposé de l’état actuel du service, montrait quelles étaient les imperfections de ce régime. Il indiquait les conditions d’un bon service, et faisait connaître les résultats des nou-

1 Ce beau travail, qui a été livré à l’impression, a pour titre : Recherches statistiques sur les sources du bassin de la Seine qu’il est possible de conduire à Paris, exécutées en 1854 d'après les ordres de M. le préfet de la Seine. Paris, 1854, in-4°de 87 pages avec cartes et tableaux. Il l'ait partie dos Documents sur les eaux de Pans, publiés par la préfecture de la Seine.

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velles études, les dispositions de la canalisation qui serait nécessaire pour compléter la distribution des anciennes eaux et celle des eaux nouvelles empruntées aux sources lointaines. Enfin, il proposait au conseil municipal d’instituer un service spécial d’ingénieurs, pour étudier le projet définitif de dérivation des nouvelles eaux.

Dans sa séance du 12 janvier 18oo, le conseil municipal autorisa M. le préfet :

« 1° A faire dresser un projet complet et un devis détaillé de la dérivation des sources indiquées par M. Belgrand, et à diriger les études définitives de manière à ne plus permettre de doute sur les sources à prendre tout d’abord, ni sur celles qu’il conviendrait d’y ajouter en cas d’insuffisance;

« 2° A faire marcher parallèlement avec ces éludes celles de la distribution des eaux dans Paris, de l’extension et du perfectionnement du réseau des galeries d’égout, du meilleur mode d’établissement des fosses d’aisance, et des meilleurs systèmes d’évacuation du produit des vidanges. »

Un service spécial d’ingénieurs fut donc orga-

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