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TROISIÈME PARTIE

Les terrains gypsifères ne dépassent pas la rive gauche de la Seine en amont de Paris, et d’ailleurs, les calcaires de la Bcauce et les sables des environs de Fontainebleau sont plus élevés dans l’échelle géologique que les gypses. On trouve donc d’excellentes sources dans le fond des vallées de la Beauce ; les principales alimentent les rivières de J uine et d'Essonne. Malheureusement, ces rivières font tourner des usines tellement importantes, qu’on ne saurait songer à les dériver vers Paris.

Ainsi, soit qu’on remonte la Marne, soit qu’on suive les bords de la Seine, les deux seules voies, en définitive, par lesquelles on puisse faire passer un aqueduc dirigé vers Paris, on ne trouve des eaux de bonne qualité ou disponibles pour la capitale, que dans le bassin de la Marne, au delà de Château- Thierry, et dans celui de la Seine, au delà de Fontainebleau, c’est-à-dire à très-peu de distance des points où commence à se montrer la craie blanche qui couvre les plaines de la Champagne.

Dans celte dernière région, se trouvent un grand nombre de sources d’excellente qualité, et assez

abondantes pour alimenter Paris. Des analyses faites au laboratoire des Ponts- et-Chaussées et de l’École normale, sous la direction de MM. Mangon et Henri Deville, démontrèrent que ces eaux ne contenaient pour ainsi dire que du carbonate de chaux, et même en quantité moindre que l’eau de Seine. C’est donc sur ces eaux que dut se fixer le choix de l’administration.

Après avoir soumis à l’examen chimique les principales sources de ces vallées champenoises, M. Belgrand proposa de faire l’étude de la dérivation des sources de la Somme-Soude, petite rivière qui coule entièrement dans la craie, et tombe dans la Marne, entre Chàlons et Épernay. En y réunissant quelques belles sources des terrains tertiaires situées entre Château-Thierry et Épernay, en dehors de l’action des gypses, telles que la Dhuis et le Sourdon, on pouvait conduire sur les hauteurs de Belleville, à 55 mètres au-dessus de la Seine, 100,000 mètres cubes d’eau par vingt-quatre heures.

Dans une évaluation sommaire, M. Belgrand por-

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