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TROISIEME PARTIE

lion, celui du mètre carré de maçonnerie de pierre meulière et de mortier de ciment, soit de 55 fr. pour les égouts de Paris, tandis qu’il est de 29 fr. seulement pour l’aqueduc de la Dhuis,

Ontrouvele chiffre des dépenses du futur aqueduc de la Dhuis fixé comme il suit sur le rapport des ingénieurs, déposé aux enquêtes, et qui a été mis à la disposition du public et des intéressés, à l’époque de cette enquête :

Ouvrages en maçonnerie de toute nature. . . . 7, 159,915 fr.

Conduites de fonte 2,685,1)95

Acquisitions de térrains 1,040,000

Réservoir d’arrivée 579,500

Somme à valoir pour cas imprévus 2,755,490

Total 14,000,000 fr.

En adoptant certaines modifications prescrites par le conseil général des ponts et chaussées, pour les dispositions de l’aqueduc et des siphons, la dépense totale se trouve portée à 18 millions.

Quoique les dérivations de la Somme-Soude et de la Vanne ne doivent s’exécuter, la première que dans cinq à six ans peut-être, la deuxième que dans

huit ou dix, nous croyons devoir dire quelques mois des travaux qu’elles exigeront.

Les eaux des sources de la Somme-Soude et de la Vanne sont incontestablement les meilleures eaux potables du bassin delà Seine; elles ne contiennent que du carbonate de chaux, et en quantité moindre que les eaux de la Seine prises au pont d’ivry. Très-agréables à boire, elles sont plus pures et meilleures que celles de la Dhuis.

L’aqueduc de la Somme-Soude partira des bords de la Somme, entre Epernay et Châlons-sur-Marne, à peu de distance du conlluent de la Soude, petites rivières dont la réunion forme la Somme-Soude, qui tombe dans la Marne, un peu en aval de Châlons. Il longera d’abord le pied des coteaux crayeux qui limitent la Champagne et la Brie, et entrera dans la vallée de la Marne, vers Epernay. Il suivra la rive gauche, jusqu’à ce qu’il arrive à l’aqucduc de la Dhuis, un peu en amont de Château-Thierry, et marchera alors parallèlement à cet aqueduc, mais à peu près à 24 mètres plus bas, jusqu’à Paris.

L’aqueduc de la Somme-Soude ne coûtera pas plus cher, par mètre courant, que celui de la Dhuis, quoiqu’il doive amener 20,000 mètres cubes d’eau de plus. En effet, les mêmes ouvrages d’art serviront aux deux dérivations, et il y aura moins de conduites de fonte dans l’aqueduc de la Somme- Soude que dans celui de la Dhuis. On évalue sa dépense à 24 millions.

L’aqueduc de la Yanne doit avoir quarante et une lieues de longueur (165,000 mèties). Le tracé part de la première source d'Armentières, que la ville possède au delà de Villeneuve-l’Archevôque, sur la route de Sens à Troyes ; il suit la rive gauche de la Yanne, en prenant successivement les sources de Chigy, Saint -Philbert, Malbortie, Theil, Noé, franchit la Vanne entre les villages de Theil et Noé, longe la rive droite jusqu’en face de Sens, puis les coteaux crayeux des bords de l’Yonne, sur la rive droite, entre Sens et Pont-sur-Vanne, sur la rive gauche, entre Pont-sur-Vanne cl Montereau, passe le Loing au-dessous de Morel, traverse la forêt de

Fontainebleau en laissant la ville à gauche, suit le plateau d’argiles à meulières qui s’étend entre cette forêt et Bicêtre, laisse à droite Melun et Corbeil ; franchissant par des conduites en fonte l’Essonne et l’Orge, il arrive enfin sur les hauteurs de Montrouge en traversant la Bièvre.

Cet aqueduc coûterait 20 millions au plus, d'après les estimations des ingénieurs.

Lorsque ces trois aqueducs seront exécutés, la Ville aura dépensé :

Pour l'aqueduc de la Dliuis. , .

Pour l’aqueduc de la Somme-Soude Pour l’aqueduc de la Vanne. . . .

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