‹ Les eaux de ParisChapitre 124 sur 152 · TROISIEME PARTIE · texte numérisé non relu

TROISIEME PARTIE

strucfion de l’aqueduc de la Dhuis, l’eau amenée à Paris, par cel aqueduc, reviendra, suivant le rapport des ingénieurs, à 0f ,056 le inèlrc cube1. Or, les 100,000 rnèlres cubes d’eau de la Seine, élevés par des machines à vapeur qui seraient établies à Port-à-1’ Anglais, et dirigés de là , par des conduites de refoulement, dans des réservoirs qui devraient être placés à la hauteur moyenne de 64 mètres au-dessus de la Seine, pour desservir l’ancien et le nouveau Paris, reviendraient sensi-

1 Voici comment s’établit le prix de revient du mètre cube d’eau de la Dhuis, dérivée par l’aqueduc

La dépense de construction de l’aqueduc a élé, avons-nous dit, évaluée par les ingénieurs à 14,000,000 de francs.

Intérêt annuel de cette somme 700,000 l'r.

Entretien et amortissement à très-long terme, la durée de l’aqueduc étant indéfinie 187,000

Total 887,000 fr.

La quantité d'eau amenée étant de 40,000 mètres cubes par jour ou de 14,600,000 par an, le prix de rev'cnt du mètre cube sera de 887, <'00

14,600,000 = °’0oG'

11 est évident que le prix d’entretien et d’amortissement, n’est pas fixé ici d’une manière rigoureuse. Cependant le prix d’entretien des égouts de Paris ne s’élève pas à plus de &0 c. par mètre, de sorte que celui de la Dhuis paraît ici largement estimé.

bletncnl au meme prix, c’est-à-dire à O'.OTjG le mètre cube. Voici les détails de ce calcul.

L’eau de Seine, à Paris, doit être élevée, disonsnous, à 64 mètres en moyenne, au-dessus de letiage. Mais les pertes de charçje, dans les conduites de refoulement, doivent être évaluées à 7 mètres environ, de sorte c[ue la pression manoinétriquc totale doit être, au départ, de 64 mètres plus 7, c’esl-à-dire de 71 mètres.

Le volume d’eau à élever en 24 heures, pour le service quotidien de Paris, est de 100,000 mètres cubes, ce qui donne 1 ,160 litres par seconde; la foi ce nécessaire, comptée en chevaux utiles, ou en eau

montée, est donc de ou en nombre

rond de 1,100 chevaux.

Mais comme il faut, pour un bon seivice, double harnais, c’est-à-dire autant de machines à vapeur au repos qu’en mouvement, la force effective des machines à construire doit être de 2,200 chevaux utiles.

On a passé en 1861 l’adjudication de deux grandes machines de ce genre pour les villes de Tourcoing

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