CHAPITRE XIY
Réponse aux principales objections qui ont été élevées contre le projet de dérivation des sources champenoises.
Le projet de dérivation que nous venons d’exposer a été l’objet, avant même qu’il fût connu du public, de violentes attaques qui avaient réussi, il faut le dire, à mal disposer les esprits contre une pensée dont la réalisation sera un honneur pour l’édilité parisienne, et pour la capitale de la France, un bienfait véritable. Ces préventions sont aujourd’hui en partie dissipées. Le simple exposé de ce projet qui a paru dans quelques journaux quotidiens, a fait comprendre les avantages que troueraient les habitants de Paris à posséder une eau
pure et fraîche, qu’ils pourraient puiser, à leur gré, aux fontaines publiques. C’est pour faire disparaître les dernières préventions qui peuvent exister encore dans quelques esprits, que nous allons répondre brièvement aux objections principales qui ont été élevées contre le système d’alimentation en eaux potables, que nous avons fait connaître dans les pages qui précèdent.
L’argument le plus sérieux, celui qui a le plus frappé le public, se tire des dépenses qu’amèneraient les travaux de dérivation.
Or, il n’est pas difficile de prouver que l’eau amenée a Paris des sources de la Dhuis ne coûtera pas plus cher que le même volume d’eau de la Seine que l’on élèverait par des machines à vapeur établies à Port-à-1’ Anglais.
Nous prendrons pour base de ce calcul le prix des machines à vapeur, qui a été fixé, en 1861, dans une adjudication passée entre les villes de Tourcoing et de Roubaix, et les constructeurs de machines à vapeur pour une distribution d’eaux.
D’après les dépenses nécessaires pour la con-