CHAPITRE XV
Résume.
La question des nouvelles eaux de Paris est tellement complexe, elle se compose d’éléments si divers et si nombreux, qu’il nous a fallu consacrer à cet exposé un grand nombre de pages. Il sera donc nécessaire de condenser dans un dernier chapitre l’ensemble des considérations et des faits que nous avons présentés dans la troisième partie de cet ouvrage.
Par suite du notable accroissement de la population de Paris et de l’extension donnée dans ces derniers temps au périmètre de la capitale; en raison du nombre toujours croissant d’industries qui se
sont établies depuis dix ans à l’intérieur et dans la banlieue de Paris, le service des eaux publiques, tel qu’il était établi depuis vingt ans, ôtait devenu insuffisant et réclamait une modification radicale. En premier lieu, le volume d’eau dont on dispose à Paris, pour le service privé, déduction faite de celui qui est absorbé par les services de 1 administration, c'est-à-dire pour l’arrosage, le lavage des rues et des égouts, l’entretien des fontaines d ornement, etc., est inférieur à celui qui est aujourd’hui mis à la disposition du public dans beaucoup de grandes villes de la France et de l’Europe. La quantité d’eau distribuée à chaque habitant de Paris, déduction faite des services publics, n’est que de 55 litres par 24 heures.; or, les hydrauliciens modernes s’accordent à porter à 50 ou 00 litres par tête et par jour, la quantité d’eau' nécessaire aux habitants d’une grande ville.
En second lieu, l’eau distribuée dans Paris est d’une impureté notoire. L’eau du canal de l’Ourcq et celle de la Seine concourent presque exclusivement à l’alimentation de Paris en eaux potables.