TROISIÈME PARTIE
cci ont les consommateurs, et nous ne croyons pas que leur choix soit douteux.
Un autre avantage résultera de la masse, vraiment considérable, d’eaux potables qui seront disponibles à Paris. Aux 155,000 mètres cubes d’eau Par jour que nous donnent aujourd’hui les eaux de la Seine, de l’Ourcq et du puits de Grenelle, quand on pourra ajouter les 170,000 mètres cubes fournis pai les trois dérivations projetées, Paris aura à sa disposition 523,000 mètres cubes d’eau. Est-il nécessaire de faire ressortir l’extrême utilité, pour 1 hygiène des grandes villes, d’une grande abondance d eaux publiques? L’importance de l’eau pour 1 hygiène des villes est une de ces questions qui ne se discutent pas, mais qui s’affirment par ellesmêmes. Londuire l'eau en abondance dans la demeure du pauvre, et jusqu’aux étages les plus élevés des maisons, ce serait distribuer, non pas seulement la propreté, qui, selon un Père de l’Église, est une vertu, mais encore le bien-être et la santé.
La salubrité d’une ville exige que le pavé puisse être incessamment lavé par une masse d’eau épan-
chée des bornes-fontaines. Sans ce lavage continuel, il est très-difficile d’empêcher une certaine quantité de matières organiques, apportées de l’intérieur des maisons, de s’altérer, de se corrompre, en répandant des exhalaisons nuisibles, tandis qu une autre portion de ces matières, en pénétrant dans le sol, s’ajoute aux produits infects qui y séjournent. In lavage incessant du pavé le débarrasse de ces immondices, dangereux pour la santé publique.
Si une ville dispose d une quantité considérable d’eau, de manière qu’elle soit en charge dans les tuyaux de conduite, l’arrosage de la voie publique se fait rapidement, sans frais et sans entraver la circulation.
Un autre emploi très-important de l’eau fournie en excès dans les villes, consiste dans la facilité de laver régulièrement et continuellement les égouts. Ces conduits, creusés à grands frais sous les rues, sont mille fois précieux pour là salubrité des villes; mais il faut de toute nécessité qu’ils soient parcourus par un courant d’eau incessant, qui empêche les produits, qui s’v rassemblent de se putréfier et de