‹ Les eaux de ParisChapitre 40 sur 152 · PREMIÈRE PARTIE · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE

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dans celte affaire, et elle avait produit ces périodes d’agitation financière dont les Mémoires du comte de Mirabeau, et les répliques de Beaumarchais nous ont conservé le souvenir. Mais depuis l’année 1 792, par suite de nos troubles politiques, tous les capitaux ayant momentanément quitté la France, les spéculations sur les eaux de Paris durent subir un temps d’arrêt. Il faut aller jusqu’à l’année 1797 pour assister aux débuts de la belle entreprise, qui devait se terminer, après des phases assez diverses, et sous les auspices de l’empereur Napoléon Ie’, par la construction du canal de l’Ourcq, destiné à joindre «es eaux à celles de la Seine pour l’alimentation de Paris.

L’Ourcq est un affluent de la rive gauche de la Marne ; il prend sa source dans la forêt des Ris, un peu au-dessus de Fère en Tardenois l. Le faible ruisseau qui sort de cette forêt, reçoit de nombreux affluents, qui tous, comme cette rivière, sortent d’abord des argiles à meulière de Brie et des marnes du gypse; puis, plus bas, des terrains ter- 1 Voir la carte qui accompagne ce volume.

tiaires inférieurs au gypse. Après avoir parcouru une large vallée tourbeuse, l’Ourcq arrive à Mareuil,

qui fut choisi pour le point de départ de la dériva- \ * tion, et vient tomber enfin dans la Marne, au-dessous deLisy, après un cours d’environ 15 lieues.

Depuis longtemps on avait eu l’idée de dériver vers Paris cette petite rivière, que l’abondance de ses eaux rendait préférable à l’Yvette, surtout à une époque où l’on ne se rendait pas bien compte de la fâcheuse influence des sels terreux et de la tourbe sur la qualité de l’eau potable. Jetons un rapide coup d’œil sur les projets qui s’étaient produits antérieurement à notre époque, pour amener à Paris les eaux de cette rivière.

Les premiers travaux entrepris pour faire de la rivière d’Ourcq un canal de navigation, remontent à 1529, et furent achevés en 1636 \

Après avoir été accordés temporairement à MM. Foligny et Arnoult, les privilèges et les péages de la navigation d’Ourcq furent concédés à perpétuité, en 1661, au frère du roi, Philippe de France, 1 Registres de la ville, vol. XXVIII, fol. 408.

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