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RECONSTRUCTION DES POMPES PAR RENNEQUIN

le registre de la ville la note suivante' : « Le bail de l'entrelien des pompes fait audit Rennequin, le 19 jiu'n 1699, n'est pas porté sur le registre. »

Nous ne connaissons donc pas les conditions de ce bail. Rennequin reconnut facilement que cette macliine était dans le plus pitoyable état. 11 proposa à la ville « de fnirc ostcr les trois petits corps de pompes, fourches et équipages usez, et eu faire d'autres à ses dépands dans le Grand-Moulin du pont Notre Dame. » Il demandait purement et simplement qu'on lui abandonnât les vieux matériaux. Une visite des lieux fut faite par le maître des œuvres de la ville, accompagné d'un des échevins, le sieur Regnault. Le rapport du maître des œuvres fut favorable à Rennequin : les corps de pompes étaient en mauvais élal, les fourches, ou raccords de ces pompes avec les tuyaux de refoulement, étaient brisées, en sorte que la machine n'élevait ])lus que huit à neuf pouces d'eau au lieu de cinquante; l'autorisation demandée par Rennequin lui l'ut accordée le 25 mai 1700'.

Le Pelit-Moulin fut également remis à neuf quelques années après par le môme mécanicien, cl le résultat obtenu fut jugé si satisfaisant, que le prévôt des marchands et les échevins décidèrent, le 19 janvier 1708, qu'une inscription gravée sur une plaque de marbre noir conserverait la mémoire de cette restauration".

Yoici la teneur de la lettre écrite au garde des eaux et fontaines de la ville :

« De par le Preuost des M^" et Eschcvins de la ville de Paris.

« M. Jean Bcausire cons'' du Roy, architecte, M" générai, contrôleur et Inspecteur des balimens de la Ville, Garde ayant charge des eaux et fontaines publiques d'icellc, nous vous mandons de faire grauer et dorer l'inscription de l'autre part sur une table de marbre noir, et placer dans l'espace du

' Registres de lii ville, vol. LXl, fol. 250. ^ Ibid., vol. L\i, r.il. 2.3ti.

■• Ibid., vol. LIV, loi. 250.

2r,r, LES ANCIENNES EAUX.

cintre du porliei] de reiilrée de la maison des pomprs des eaux puliliqucs de celle ville sur le ponl ?sotie-[)iiiiic »

Voici le lexlc de colle singulière iiiscriplion :

DU REf.NE nE LOUIS XIV

« Los balimcnls des Pompes pour élever l'eau qui se distribue à la pluspart des fontaines publifjues de cette Ville, ont été reconstruits de neuf sur la rivière en cet endroict, auec toutes les macbincs conuenablcs pour donner une plus grande abondance d'eau, et un plus grand nombre de fontaines dans les quartiers les plus éloignez ou les cytoycns en ont le plus grand besoin.

« De la i'"" preuôté de Messire Charles Boucher, cheualier seigneur d'Orsay et autres lieux, coiiseiller du Roy en sa cour du Parlement, Preuost des Marchands et Eschevinagc de Guillaume Scourgou Ecuier cons' du Roy quartenier, Nicolas Denis Ecuier huissier ordinaire du Roy, en tous ses conseils d'Etat priué et finances, Estienne Perichon Ecuier cous'' du Roy et de l'hostel de cette ville, notaire au Chatelet et Jacques Pijart Ecuyer, Eslans Nicolas Guillaume Moreau Ecuier cens'' Procureur du Roy et de la ville de Paris et avocat de Sa Majesté en l'iiostel de ville, Jean Baptiste Taitbout Ecuier, conseruateur des hypothèques et Greffier,, et Jacques Bouert Ecuier conseiller du Roy receveur. »

Nous ne connaîtrions pas le nouveau syslème appliqué aux pompes du ponl Noire-Dame par Rennequin, sans une excellente description qui nous a été laissée par Bélidor.

Cet ingénieur fait d'abord observer que les deux machines faites dans l'origine sur des plans différents, par Joliy el de Mance, « ont été construites à neuf par le sieur Ranncquin qui les a lait uniformes, et hcaucou[) moins défectueuses que dans le premier établissement. »

Bélidor décrit donc seulement une des machines, l'autre étant construite sur le même plan. Celte machine était composée de deux équipages, dont chacun com|)renait trois cor[)s accolés de pompes as[)irantcs moulant l'eau dans une hache, el de trois autres qui la refoulaient en même temps dans les cuvettes de distribution. Ceci étant entendu, je laisse parler Bélidor.

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