MAUVAIS RENDEMENT DES POMPKS
dans riiisloire, deux maîtres ouvriers absolument inconnus, iu- Iroduils dans le service par le hasard d'une adjudicaLion, qui se chargeaient de l'entretien des machines et des pompes pour un salaire notoirement insuffisant. Les pompes et les machines continuèrent à marcher avec la plus complète irrégularité, comme le prouve le tableau suivant :
NOMBRE DE rOlCES D'EAU MONTÉS.
GRAND-MOULIN. PETiT-MOULlN.
II septembre 1680 55 12
9 août 1681 » 14
25 octobre 1682 25 »
6 octobre 1685 50 20
25 septembre 168'/, busses eaux, travail des
petites pompes, avaries dues aux glaces. 16 15 27 septembre 1685, basses eaux, mauvais
travail attribué à un atlérissement. ... 5 à i 8 à 9
19 septembre 1686 16 12
6 octobre 1687 50 50
17 septembre 1688 25 25
19 septembre 1689 40 55
25 septembre 1690 20 16
17 septembre 1691 18 16
18 septembre 1692 50 20
15 septembre 1695 50 24
1"' septembre 1694, année de basses eaux
(petites pompes) 10 8
15 septembre 1695, avaiies causées aux
moulins par les glaces 15 10
4 septembre 1697 18 8
il septembre 1698 12 55
10 septembre 1699 « 10
On crut introduire une amélioration réelle dans le service pendant les basses eaux, en substituant dans le firand-Moulin, une petite pompe aux pompes ordinaires. Cette nouvelle machine n'élevait que 25 pouces d'eau au lieu de 50. Elle fut construite par Jean Albert, entrepreneur de l'entretien, et fut reçue le 23 octobre 1682. Il est certain qu'on fit une machine semblable au Petit- Moulin; car on lit dans le procès-verbal de la visite de 1694:
2Ci LES ANCIENNES E.VLX.
« Serions entrez dans le petit moulin et montez au li.mt lii; la terrasse où nous aurions reconnu que s'y esieuoit huit pouces d'eau par la petite machine, la grande ne pouuant mouuoir à cause de la bassesse des eaux de la riuière et estans passez au grand moulin aurions trouuê qu'il s'y esieuoit seize pouces d'eau auec la ])t'tite machine... »
Les petites macliines n'inlrodiiisireiil aucune ainélioialion dans le service; elles flicililèrcut probablement les réparations des grandes pompes, mais sans augmenter le volume d'eau montée.
Ces irrégularités du service s'expliquent bien simplement, au moins pour les pompes de la Samari laine et du Petil-Moidin, dont nous connaissons toutes les dispositions. On a vu que les manivelles, qui mettaient toute la machine en mouvement, étaient encastrées à chaque extrémité de l'arbre de la roue; il résultait de cette disposition qu'on ne pouvait faire la plus légère réparalion, remplacer un clapet des pompes, remettre en étal les paliers des manivelles, des balanciers, sans arrêter tonte la machine et priver d'eau tous les services publics. On ne faisait donc aucune réparation, tant que la diminution du volume d'eau monté ne soulevait pas des plaintes trop vives. 11 est probable qu'il en était de même dans le Grand-Moulin. Les avaries dues aux glaces et aux crues n'étaient point réparées en temps utile; on attendait des années entières avant de remettre un pieu essentiel emporté par les glaces ; cela ressortira à chaque ligne dans ce qui va suivre.
Dans les usines modernes qui servent à mouler de l'eau, on a un nombre de machines de rechange suffisant, pour que le service reste parfaitement régulier, même à la suite d'avaries graves. C'est vers l'époque où nous sommes arrivés, c'est-à-dire en 1700, que cette grande amélioration fut inlioduite dans les machines de la ville.
Beconstritction des macliiiics du pont Notre-Dame, par Beunequin.
Servaisou Cervais Itennequin, ingénieur mécanicien, fut chargé en 1699 de rentrolien des machines du (irand-.Moulin ; on lit sur