‹ Les eauxChapitre 125 sur 310 · LES POMPES DU PONT NOTRE-D\ME. — LEUR DÉMOLITION · texte numérisé non relu

LES POMPES DU PONT NOTRE-D\ME. — LEUR DÉMOLITION

temps de Rennequin. L'Académie des sciences conseillait encore

de rebâtir la tour sur l'arrière-bec de la pile qui séparait les

deuxième et troisième arches. Le croquis suivant fait voir qu'on n'avait pas tenu compte de cette recommandation et que la tour A

était restée séparée du pont. On y accédait par la passerelle B C, couverte d'une toiture légère. On voit en D le bâtiment du petit moulin, et, au-dessous, la tète des pilotis qui le supportaient.

LES POMPES DU PONT iNOTUE-DiUIE. — LEUR DEMOLITION. 295

Les tuyaux qui conduisaient l'eau montée par les pompes du pont Nolre-Dame sont figurés en E sous la passerelle.

On ne pouvait admettre, à l'aval du nouveau ponl, un tel obstacle à la libre circulation de l'eau et laisser ces galetas informes, à côté des magnifiques constructions des quais. La démolition de ces antiques machines fut mise en adjudication. On estimait à 2000 fr. la valeur des matériaux, déduction faite des frais de démolition. Un entrepreneur en offrit 19000 et les travaux lui furent adjugés. Ils étaient achevés le 15 août 1858 et l'on constatait le 20, du même mois, par un procès-verbal que cette forêt de pieux était complètement enlevée, et que le lit du fleuve était ramené à la profondeur prescrite par le cahier des charges.

Ainsi finit cette petite machine qui a joué un si grand rôle dans la distribution des eaux de Paris, pendant le dernier tiers du dix-septième siècle et tout le dix-huitième.

Page 1