DOTATION
i Fontaine
2 L'aDcienne Monnaye
ô L'Iidlcl du Moulin
4 L'hAtel Cliarot (Charrost) ....
5 Case Tocanle
6 Idem
7 Idem
8 L'Iiôlel des Fermes
9 Le Grand Conseil
10 M. de la liapinière <t l'hokl
pouces.
Gr.immonl 1
11 L'hôicl des Posle^ 1
11 L'hôlel d'Aligre 1
lô Los Écuries d'Orléans C
n L'Iiotcl de Bullion I
la MM. de l'Oratoire »
IC Rrgard de la place des Victoires. 2
17 Le Palais-llojal 8
1$ Regard des Grandes-Écuries, dit
Bcgard-Biùlé Il
CHATEAU D'EAU DE LA FONTAINE DU TRAllOIR.
Château d'eau (fig. 1). — Ce château d'eau est désigné par les lelti'es ADEF. L'eau arrivait par la conduite publique A et tombait par deux élages d'ouvertures dans la bâche DE F du château d'eau. Son niveau supérieur était réglé par un tuyau de trop-plein CB qu'on voit à la figure 2. En cas d'insuffisance d'eau, ce niveau pouvait s'abaisser au-dessous de l'orifice du trop-plein.
coDPE. Fig. 2.
A, luyau d'amenée de l'eau. — D, bâche de distribution du château d'eau. — G, li, bassins intermédiaires pour détruire la fluctuation de l'eau. — C, B, tuyaux de trop-plein.
Arrivée de l'eau dans le château d'eau.
L'eau arrivée dans la bâche DE F s'écoulait dans 18 bassinets
532 LES ANCIENNES EAL'X.
jiar 18 ouvertures circulaires en mince paroi ayant la section nécessaire pour débiter sous une charge de sept lignes au-dessus du centre le volume d'eau concédé. Chaque bassinet est désigné sur le plan par son numéro d'ordre; au fond, est figuré l'orifice de la conduite du concessionnaire. Ce château d'eau est détruit ; sur le mur, on lit encore le nom de chacjue usager peint en rouge. Le bassinet n° 1 recevait un pouce d'eau destiné à la fontaine publique^
Amvée de Veau (fig. 2). — En sortant du tuyau A, l'eau tombait dans deux petits bassins G et H avant de se déverser au point I) de la bûche D E F de la figure 1. Ces deux bassins intermédiaires détruisaient le batillage dû à la ciiute de l'eau qui aurait absolumeni faussé le jaugeage. Cependant le calme produit n'était pas suffisant, car, en tombant du bassin II dans lu bâche D E F, l'eau produisait encore quelques fluctuations ; c'est donc depuis la reconstruction de la fontaine par Soufflot, en 1775, (pi'on a établi entre le bassni 11 et la bâche D une lame métallique par-dessous laquelle l'eau passe sans vitesse et sans produire aucun mouvement en tête des bassinets. Celle lame métal- . lique existait dans la fontaine Caillou ', et on la voit à la fontaine du Pré-Saint-Gervais, où se trouve l'unique château d'eau qui reste encore dans la distribution de Paris.
Faisceau des conduites privées (fig. 3). — Ce Aiisceau traversait les deux étages intermédiaires en descendant dans le caveau de l'édifice dont voici le plan; là, il se divisait en deux parties : l'une, comprenant trois conduites, se dirigeait vers la rue de l'Arbre-Sec ; l'autre, composée de onze conduites, suivait la rue Saint-Uonoré. Les tuyaux les plus importants étaient le n" 18, qui alimentait le regard des Grandes-Ecuries débitant 11 pouces 125 lignes d'eau, elle n" 17, qui conduisait 8 pouces
' Voy. Introduclioii, p. 86.