CHATEAU D'EAU DE LA FONTAINE DU TRAHOIR
Rue lie i'Arbre-Sec.
Contiuiles de dUtrilnition.
d'eau au Palais-Royal. Trois des bassinets élaienl vacants. (Voy. iig.l.)
Les onze conduites, posées dans une rue aussi étroite que la rue Sainl-IIonoré, étaient réellement encombrantes. Lorsqu'une fuite d'eau se manifestait par un enfoncement du pavé ou l'invasion d'une cave, il était aussi difficile de découvrir la conduite endommagée que d'en reconnaître le propriétaire. Souvent, par maladresse ou par malveillance, les ouvriers blessaient une autre conduite. L'importation des cbâleaux d'eau, qui fonctionnaient depuis si longtemps en Italie, n'en était pas moins un grand progrès, mais on voit sans peine que la distribution à domicile aurait été absolument impossible dans la rue Saint-Honoré, si, au lieu de 15 concessionnaires privilégiés, on avait eu à desservir toutes les maisons de la rue par des conduites spéciales.
Ce château d'eau est aujourd'hui détruit, et Icsdifférents étages de la fontaine sont occupés par les bureaux de l'inspection des eaux.
D'après le plan de Soufflot, cette fontaine n'avait pas de réservoir où s'emmagasinât l'eau surabondante aux heures de petite consommation. Cependant, un ancien employé m'a assuré qu'il en avait vu un à l'étage supérieur de l'édifice. On ne voit pas trop à quoi pouvait servir ce réservoir, qui contenait quelques mètres cubes d'eau, puisqne la fontaine a toujours coulé jour et nuit. Cette question est sans intérêt, et il n'y a pas lieu d'éclaircir ce point resté obscur.
La distribution par bassinets permit cependant de multiplier beaucoup le nombre des concessions; elle offrait de tels avantages à l'administration municipale qu'elle fut bientôt généralisée.
Les lettres patentes du 26 mai 1655 prouvent qu'avant cette date elle avait été appliquée à toutes les concessions des eaux (le Rungis. Depuis, des mesures furent prises pour qu'elle fût adoptée pour les eaux des autres aqueducs. Aussi, sur 154 concessions accordées du 21 février 1657 au 22 août 1660, 128 por-