DISTRIBUTION. FONTAINE DE BUUGUE, INSCRIPTIONS
Troisiomo rnce.
EDIDE QUESI FUXDIT rUnUM C.VTIIARINA LIQUOREM.. F0STE5I AT VIRGIJiEUM, NON KISI PURUS, ADI.
Oualrièmc fivoe.
NAUS EXESIS SIALE TUTA RECESSERAT AMTRIS. SED NOTAM SEQUITUR, VIS REPARATA, VIAM.
Cinquiènio face
CIVinUS HINC UT VOLVAT OPES, NOVA MUNERA, LARGAS, ÎNYMPHA, SDPERNE FONS DESIiNIT IN FLUVIHII.
« Ces inscriplions sont, dit-on, d'un religieux qui faisoil des vers Irès-facilement et qui avoit beaucoup d'esprit, mais qui, d'ailleurs, éloit sans élévation et sans goût'. »
Le château d'eau qu'on voit sur la coupe et sur les plans a pris un grand développement après la conslruclion des pompes du pont Notre-Dame. En 1837, époque du rachat des concessions, il était considéré comme un des plus importants de Paris.
La disposition des bassinets était très-différente de celle de la fontaine de l'Arbre-Sec. La ligure 3 représente la projection horizontale de la cuvette et fait voir qu'ils étaient rangés en forme de pentagone au milieu de la voûte de l'étage supérieur. Les tuyaux de plomb de chaque concessionnaire, se détachant des bassinets, pendaient jusque dans les caves de l'édilice où ils se divisaient en deux faisceaux CetD se dirigeant de chaque côté vers la rue Saint-Antoine. D'après le plan, il y avait, du temps de Girard, 31 bassinets, dont 17 étaient concédés et 14 étaient vacants. La figure 2 montre aussi l'arrivage de l'eau et les deux bassins dans lesquels elle tombait successivemeut pour amortir les fluctuations et le batillage. Cette disposition est la même, à la forme près des bassinets, que celle du château d'eau de la fontaine de l'Arbrc-Sec, décrite pages 550 et suivantes \
' C'est le pocte Santeul que Piganiol de la Force traite si durement. ' La fontaine de Birague porte le n" 81 de la carte.
592 LES ANClKNiNES EALX.
Regard Lesdiguières. — A ce châleau d'eau on en ajouta un autre plus petit, consistant en un bassin de plomb et une cassette (cuvette) et bassinets de distribution placés contre le mur du petit bôtel de Retz, sis à l'angle de la rue Saint-Antoine et de la rue qui porte le nom de Lesdiguières, près de la Bastille. Ce château d'eau fut construit par Paule Françoise Marguerite de Gondy de Retz, duchesse douairière de Lesdiguières, moyennant confirmation d'une concession de vingt-deux lignes d'eau qu'elle lira du nouveau château d'eau.
Celte cuvette de distribution complémentaire avait pour el'fet de diminuer le nombre des conduites particulières qui sillonnaient la rue Saint-Anloine'.
Nous avons vu déjà un premier exemple de celte simplification de la disti'ibiilion dans le châleau d'eau du cul-de-sac de Jouy, construit [)ar le prévôt des marchands, messire de Fourcy, pour soulager le château d'eau du cimetière Samt-Jean.
Fontaine de Louh-le-Grand. — Fontaine d'Àntin (décret du 2 mai 1800). — Fontaine Gaillon. — Cette fontaine fut construite aux frais du Roi. M. de Chamillart, contrôleur général des finances, posa la première pierre le 20 mai 1707'. On grava sur la façade le distique suivant de Santeul :
REX LOQUITUR, CUUI E SAXO FOXS, OMEN AMEMBS : LNST.IR AQl'i, 0 CIVES, OMSIA SPONTE FLUENT.
Il y avait en outre une autre inscription composée par le bureau et gravée sur une plaque de cuivre ; on la retrouvera plus loin. Celte fontaine a été reconstruite en 18*27. Elle est encore en activité, le château d'eau est détruit'.
Construetion du regard du grand Chàtelet, 4 février 1708.
' Regard Lesdiguières, n° 85 de la carie.
- IWgislrcs de la ville, vol. LXV, fol. 22. FoiiUmic Gailluii, u" 44 do la carie.
' Voyez p. 80 de rintroduclion.