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DISTRIBUTION. FONTAINES MAUBUÉE ET DU VERTBOIS

devance annuelle de trois livres entre les mains du i-eceveur de la ville. Un jugement du 6 juillet 1753 donna acte aux époux Moreau de l'exécution des travaux'.

Ainsi disparurent les restes du bâtiment primitif de cette fontaine, une des plus anciennes de Paris, puisqu'elle est certainement antérieure à l'année 1520 \

L'édifice construit par les époux Moreau sert aujourd'hui de support à la maison sise à l'angle des rues Saint-Martin et Maubuée'. Le château d'eau est détruit et la fontaine est remplacée par un simple robinet à repoussoir. On voit encore sur la façade de cet angle, du côté de la rue Saint-Martin, quelques vestiges de

décoration dont le style ne laisserait aucun doute sur l'époque de la reconstruction de l'édifice même, si nous ne connaissions pas la délibération du bureau.

* Ariliives de l'inspeclion i1l>s c;iiix àe Paris.

- Voy. page iGO.

5 N" 122 de la rue SaiiU-Martiii.

oui; les anciennes eaux.

Sur lu façade de la rue Maubuée, on remarque une magniri(|uc rcpruduelion du navire des armes de la ville, que je donne page 604.

Ce n'est plus la barque de rivière des Nautx parisiad, c'est un vaisseau à trois mâts, voguant toutes voiles déployées, qui la remplace. Je crois devoir rapprocher de ces armes celles qui sont gravées sur la fontaine du Yertbois (ancienne fontaine de l'abbaye Saint-Martin) et qui ne sont pas moins remarquables.

Ce sont deux splendides faussetés qui altèrent complètement le sens si net de la barque de rivière à laquelle la ville devait son rapide développement, puisque vers le treizième siècle la rivière était la seule voie ouverte à son commerce, la seule par laquellle elle reçût les aliments, les vins, les bois, le fer, nécessaires à ses habitants déjà nombreux'.

Inscriptions rédigées par le bureau de la Ville. — Les inscriptions gravées sur les façades des fontaines étaient alors en grande faveur. J'ai donné, en décrivant chaque fontaine, les inscriptions latines qu'on y lisait, et notamment les distiques de Santeul.

Le bureau de la ville se laissa entraîner dans ce courant de la mode et se donna la satisfaction d'immortaliser les noms de ses membres par des inscriptions gravées sur des feuilles de cuivre ou des plaques de marbre noir; on a vu ci-dessus celle qui ornait l'entrée de la tour des pompes du pont Notre-Dame' ; j'ai trouvé, dans les registres de la ville, huit inscriptions remontant aux prévotés de messires Charles Boucher et Hiérosme Bignon. 11 m'a paru d'autant plus utile d'en reproduire ici le texte que les tables de marbre sont aujourd'hui détruites. Plusieurs des fontaines, qui existent encore à Paris, portent les rec-

' Je dois ces belles gravures à l'obligeance de M. Tiaseraud, chef du service hiclorique de lu ville, (|iii a bien voulu mettre les bois à ma disposilion. Elles figurent aux page» 71 et 72 du tome premier de l'ouvrage inlitulé les Armoiries de la ville de Paris.

» Voy. pages 265, 266.

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