‹ Les eauxChapitre 234 sur 310 · DISTRIBUTION. — DESTRUCTION DES INSCRIPTIONS · texte numérisé non relu

DISTRIBUTION. — DESTRUCTION DES INSCRIPTIONS

de l'aqueduc de Belleville, remontant au 18 fructidor an II. Voici quelques passages de ce procès-verbal :

« Visitte dès fontaines de Belleville faite conjointement avec le citoyen Rondelet, membre de la commission des trav" publics, Legrand conlrolleur des travaux de la Ville, Coffinel inspecteur de ces mêmes travaux et Delaîstre inspecteur des fontaines.... Etat des réparations et autres ouvrages h faire à chacun des regards dénommés ci-dessous. »

« Au regard Saint-Maur, il existe une plaque sur laquelle se trouve une inscription à la louange des ci-devants Prévost des Marchands et Echevins. 11 paroit convenable d'enlever cette plaque et de la déposer au magasin de la Ville... h supposer qu'elle en mérite la peine.

. . . Poser une dalle d'environ 3 pieds sur 2 pieds sous les tuyaux du public pour poser les seaux... »

Les commissaires continuaient leur tournée, en s'arrêtant à chaque regard et indiquant les menus travaux à faire et les plaques gravées à enlever. Le procès-verbal porte les signatures suivantes : Coflînet, Legrand et Poyet, architectes. Il est probable que des mesures semblables furent prises dans l'intérieur de la ville

cent seize. Signé : Bignon, De Beyne, De La Leu, Fayolle, Et Foucault (Registres de la ville, U. 1846, Yol. LXIX, fol. 589).

1716. Fontaine de l'Abbaye En la première année du règne de Louis quinze

De la 4* Préuôté de Messire hierosme Bignon Chevalier Cons' d'Estat ord", Preuost des Marcliands; Et de l'Escheuinage de Jacques de Beyne Ecuyer Cons' du Roy quartinier, Guillaume de Laleu Ecuyer Conseiller du Roy notaire, Simon Fayolle Ecuyer Conseiller du Roy en l'hotul de ville, Charles Damien Foucault Ecuyer Conseiller du Roy notaire; Etant Nicolas Guillaume Moriau Ecuyer Conseiller du Roy, son procureur et auocat de la ville, Jean Baptiste Julien Taitbout Ecuyer Conseiller du Roy greffier et Jacques Boucot Ecuyer Conseiller du Roy, Receueur.

Le Bâtiment de cette fontaine a esté construit des deniers de la Mence conuentuelle de cette abbaye et l'eau donnée par la ville en laueur du public tant au dedans et de l'intérieur de leur cour que du dehors.

Soit fait à la diligence du M" Général des Batimens de la ville le vingt deux Juillet mil sept cent seize. Signé : Bignon, De Laleu, De Beyne, Fayolle et Foucault (Registres de la ville, H. 1846, vol. LXIX, fol. 596).

el que loules les plaques eiiniaibie noir des foiilaiiies fuieiil descellées à celle époque.

Du 6 juillel 1753 jusqu'à la lin du dix-huilième siècle, je ne liouve dans les regislres de la ville presque aucune pièce intéressante relative aux fontaines. J'ai reproduit textuellement la délibération du bureau relative à la pension accordée à Boucliardon. Les deux dernières fontaines dont il soil fait mention dans les registres de la ville sont celles du marché Saint-Martin.

Fontaines du marehé Saint-Martin, 12 juillet 1768. — L'abbé de Breleuil ayant cédé à l'abbaye de Sainl-Martin-des-Champs remplacement de son hôLel prieural et à la ville un grand lerrain vague tenant à cet hôtel, à la condition qu'on y construirail un marché el deux fontaines, ce contrat fut ajiprouvé par lettres patentes en date du 25 mars 1765, enregistrées au parlement le 29 avril suivant.

Le 12 juillel 1768, le marché était construit el ouvert et il n'y manquait plus que les deux fontaines. Une convention fut faite entre le prévôt des marchands cl les échevins de la ville, d'une part, et Dom Jean-Antoine Deomarlin, prieur claustral, Dom François-Xavier Bacoulon , etc., prêtres religieux de l'étroite observance de l'ordre de Ciuny, d'aulre part, pour l'établissement de ces fontaines, complément indispensable du marché.

D'après celle convention, on devait conslruire deux fontaines vis-à-vis l'une de l'autre, alimentées, l'une en eau de Belleville, l'autre en eau de Seine ; à cet effet, le prévôt des marchands et les échevins livraient aux religieux de Saint-Martin-des-Champs un demi-jKHice d'eau de Belleville jaugé dans le bassinet que l'abbaye possédait au regard de Sainl-Maur, el un denu-|»ouce d'eau de Seine dans une cuvette de jauge construite sur un leirain cédé par l'abbaye. La ville se chargeail de la conduite de l'eau depuis les deux cuveltes de jauge qu'elle de\ait t'Iablii à ses frais, jusrpi'aux piédestaux, également érigés |iar elle el où

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