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DISTRIBUTION. — REGARD DES FOSSES-SAINT-BERNARD

les eaux du roi, et il n'en est pas fait mention clans les registres de la ville. Elle était située, d'après la cai'te du traité de la police (1738), à la rencontre des rues de l'Echelle et Saint-Louis, à peu près dans l'emplacement de la rue de Rivoli, Elle y est désignée sous le nom de fontaine du Diable. Dans le service des eaux on la nommait aussi Fontaine Saint-Louis. Elle existait en 1656, car elle figure sur la carte de Gomboust.

Voici, d'après le rapport du 5 septembre 1806 de l'ingénieur en chef hydraulique, quel était le désir de Napoléon l" qui la fit reconstruire : « Il voulait que les eaux de la fontaine de l'Echelle coulassent, pendant l'été, dans le ruisseau de la rue de Rivoly et qu'elles prissent, pendant l'hyver, lorsque les glaces offrent des dangers sur le pavé, une direction souterraine pour aller se verser dans l'égout qui règne sous la même rue de Rivoly'.... »

Rralle évaluait à 2400 francs les menus travaux à faire pour réaliser le désir de l'Empereur; la dépense effective s'éleva à 2582 francs.

La fontaine de l'Echelle ne manquait pas d'élégance. C'était une pyramide à section trapézoïdale soutenue par des Tritons ; elle a été détruite en 1854 par l'ouverture de la rue de Rivoli.

Fo72taine des Fossés-Saint-Bernard. — Le nom de cette fontaine ne figure, ni sur la carte de Gomboust, ni dans le tableau du partage des eaux du 29 juillet 1656, ni dans celui du 2 juin 1675. Elle n'existait donc pas encore à cette dernière époque; la carte du traité de la police la désigne sous les noms de (oataine des Fossés-Saint-Bernard ou des Bons-Enfants. Elle était située à l'angle des rues des Fossés-Saint-Rernard et Saint- Victor. Enfin, elle est nommée dans le décret du 2 mai 1806 \

' ArcliLvos luiliuiialcs, Hiis^o !•'. 13-1 00'2, u" :i.3 de l;i cai-lc. - Fmit'.iliic (les Fossos-Saiiil-BernarcI, n° 123 de la carie.

622 LKS ANCIENNES EAUX.

Fontaines du Temple. — Il ne faut pas confondre ces fontaines avec l'antique édifice du treizième siècle, dont il a clé parle ci-dessus : la vieille fontaine du Temple, sise près du carrefour des rues du Tem[)le cl de Vendôme, a élé convertie en fontaine marchande vers la fin du dix-huitième siècle, ou au commencemenl du dix-neuvième. Les deux fontaines modernes ont été conslruiles plus tard, peut-être pour la remplacer. Le décret du 2 mai 1806 et l'ouvrage de Giiard ne parlent que d'une seule fontaine située près du palais du Temple; c'élailla fontaine de puisage du treizième siècle, qui touchait aussi au palais. Quoi qu'il en soil, les deux fontaines modernes ne méritent pas qu'on en parle plus longuement; elles ont élé démolies en 1857. La fontaine marchande, qui remplaçait la vieille fontaine, a élé supprimée en 1863, pour faire place à la rue de Turbigo '.

Regard des Enfants-Rouges. — Ce château d'eau, sis vers l'angle des rues des Enfants-Rouges et Porlefoin, fut certainement construit vers 1756, car, parmi les concessions à litre onéreux, j'en Irouve une de 12 lignes accordée le 20 mars de celte année au directeur de l'hospice des Enfanls-Rouges, pour avoir laissé établir un regard dans une maison de cet établissement*. Ce regard a été supprimé vers 1855 après le rachat des concessions.

Fontaine de la butte Saint-Roch. — Simple borne-fontaine à repoussoir, sise au sommet de la bulte des Moulins, vers la rencontre de la rue de ce nom et de la rue de TEvêque. Elle a clé détruite en 1877, pour faire place à l'avenue de l'Opéra. Elle est désignée dans le décret du 2 mai 1806 \

' Les deux fontaines moileriies du Teiii[ile poi'lonl le ii° 67 de la carie. La vieille fontaine en était assez voisine pour qu'on lui donne le même mmiéro.

* Voy. cliap. XXV le table.iu des concessions à titre onéreux. iN" G'J de la carte. ^ Fontaine de la Bulte-Saint-Roch, n° 46 de la carte.

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