DISTRIBUTION. — FONTAINE DE L'INSTITDT
Arlicle 2. — Nos ministres de l'intcrieur et du trésor public soûl chargés de rexéculiou tlu présent décret.
Signé : Napoléon ' .
Le crédit ouvert fut ainsi porté à 620000 francs, et ne fut pas absorbé entièrement ; les dépenses ne s'élevèrent qu'à 615209 francs.
Fontaines du palais des Beaux-Àj'ts (de V Institut). — Cette fontaine a remplacé celle du collège des Quatre-Nations, démolie à une époque inconnue.
Un rapport présenté au ministre de l'intérieur, le 24 décembre 1811, par le bureau des bâtiments civils, fait connaître « que les fontaines du palais des Beaux-Arts, faisant partie de celles ordonnées par le décret impérial du 2 mai 1806, ont coûté, après vérification des mémoires, la somme de 52471 francs, au lieu de 12000 francs, somme à laquelle le Conseil des bâtiments civils avait fixé la dépense à faire, dans un de ses conseils de décembre 1806.
« Le s"' Vaudoyer, architecte bien connu, après avoir dressé trois projets différents, dont le premier représentait une fontaine de iMinei've, et le second une sorte de château d'eau à élever devant la place du Palais, présenta enfin le projet adopté où figuraient des lionnes, dont l'exécution fut confiée, après plusieurs entreprises malheureuses, aux usines du Creusot. »
On lit dans un autre rapport que a la fontaine du palais des Beaux-Arts, dont la disposition est simple et ingénieuse, est généralement goûlée par le public ; l'exécution en a été difficile et trèssoignée, et peut être considérée à Tégard de l'architecte Yaudoyer comme un travail extraordinaire qui mérite une récompense'. »
' Extrait des minutes de la secrétairerie d'État.
■' Arehivos nationales, F'^ 1002 (liasses). — N" 100 do la carte
642 LES ANCIEMNES EAUX.
Les Uavanx, plusieurs fois interrompus, paraissent avoir (.liirc plus de quatre ans — de 180G à 1811.
Cette fontaine a été supprimée en 1865.
Fontaiïie de la Halle-au-Blé. — En 1499, messire Robert de Framezelles vendit deux mille écus d'or aux Filles pénitentes un vaste terrain compris entre les rues Coqnillière, du Jour, des Deuî-Ecus et de Grenelle, que Louis Xll lui avait donné.
Callierinc de Médicis en devint propriétaire par voie d'échange, en ISTti, et chargea son arciiilectc Jehan Bullant d'y ériger un vaste liôlel et une tour où elle devait faire ses observations d'astrologie. On a vu que, le 19 seiHembre 1579, il fut enjoint au maître des œuvres d'exécuter, a toute affaire cessante, » les travaux nécessaires « pour faire pisser l'eau dedans le jardin de la Reine, mère du Roy, au lieu où naguère éloienl les religieuses pénitentes'. »
Les héritiers de Catherine de Médicis conservèrent celte propriété jusque vers l'année 1601, et la vendirent alors à Catherine, sœur de Henri IV. Elle passa ensuite dans les mains de Charles de Bourbon, comte de Soissons ; depuis cette époque, elle prit le nom d'Hôtel de Soissons. L'hôlel et la tour existaient encore en 1656, car ils figurent sur la carte de Gomboust. A la mort du prince deCarignan, auquel elle était échue en partage, cette propriété passa aux mains de ses créanciers qui, en 1748 ou 1749, firent démolir l'hôlel, à l'exception de la tour. En 1755, la ville de Paris acheta le terrain pour y construire la halle au blé, dont les premières assises furent posées en 1765, et qui fut achevée en trois ans, sous la prévôté de messire Canuis de Pontcarré, seigneur de Yiarmes et autres lieux, et sous la conduite de Lecamus de Mézières, architecte. C'est seulement en 18 l'J qu'on érigea la |)etile fontaine de puisage qu'on y voit encore aujourd'hui. L'histoire de celle propriété et de cette colonne-Ionlaine est relatée dans
1 Voy. page 48S.