‹ Les eauxChapitre 249 sur 310 · RELIQUIIS EXSTANTIS, QUOD INSIGNE OPUS · texte numérisé non relu

RELIQUIIS EXSTANTIS, QUOD INSIGNE OPUS

A JOHANNE BULLANT ARCHITECTO

ANNO POST J.C. 1572 iEDIFICATUM , ANNO AUTEM

1749 DESTRUCTUM, UT IN FRU5IENTARIAS

NDNDINAS CONVERSUM SIT UTILITATI CIVIUM ET

HOJUSCE FORI ORNAMENTO, PRiEFECTDS ET iEDILES

FONTEM INSTAURAVERDNT ANNO M.DCCC.XII.

La fontaine a donc été construite en 1812. La tour de Catherine lui donne un très-grand caractère. Elle est encore en activité '.

Fontaine de l'esplanade des Invalides , 1819-1840. — Le 19 juillet 1819, le Conseil d'administration de l'hôtel des Invalides demandait que le piédestal du Lion de Saint-Marc, demeuré inutile depuis que le lion était rentré à Venise, fût démoli et remplacé par un simple bouillon d'eau.

Après, la présentation de plusieurs projets jugés trop mauvais ou trop dispendieux, on accepta celui de M. l'architecte Alavoine, qui proposait de construire un simple bassin avec un bouquet de fleurs de lis en fonte dorée, placé au centre et formant jet d'eau. La dépense était évaluée à 5685 fr. 28, déduction faite du prix des matériaux dedémohtion du piédestal.

Les travaux étaient achevés en 1820 , mais la fontaine n'était pas alimentée et on dut la couvrir de ferre pour la préserver de la gelée.

Enfin, en 1822, on se décida à y dériver un simple filet d'eau de la conduite du Gros-Caillou. L'effet fut jugé médiocre, mais à cela le Préfet de la Seine répondait « que jamais la pompe du Gros-Caillou ne produirait un volume d'eau suffisant pour alimenter cette fontaine dans la proportion énorme qu'on réclamait, quand même les produits de cette pompe seraient exclusivement employés au service de la fontaine dont il

' Celte fontaine porte le n° 57 de lu carte.

au LES ANCIENNES EAUX.

s'agit, » 11 ajoulail que le résultat pourrait sans doute être obtenu un jour au moyen des eaux de l'Ourcq, mais que ré[)0(juc de cette distribution était encore éloignée, et qu'en attendant on ne pouvait disposer de l'eau de la pompe du Gros-Caillou, à \)e\ne suffisante pour les besoins des quartiers du i'aubourg Saint-Germain et Saint-Jacques.

Cette fontaine sans eau était dégradée [lar les malfaiteurs cl les actions atmosphériques. On dut la réparer en 1825, 1825, 1854, 1855 et 1856. Le bouquet de tleurs de lis était remplacé })ar un piédestal en |)lâlre portant le buste de Lafayette.

Enfin, le 21 novembre 1840, le ministre des travaux publics autorisa la démolition de ce bassin qui, [)ar sa position au centre de l'esplanade, pouvait gêner la cérémonie de la translation des cendres de l'empereur Napoléon I" '.

Parmi les nouvelles fontaines à ériger en vertu du décret du 2 mai 1806, il s'en trouve plusieurs qui ont été construites sans qu'on en trouve aucune mention dans les archives de l'inspection des eaux. Je me contente de les indiquer sommairement ici.

Nouvelle fontaine du Parvis Notre-Dame. — On a vu qu'en 1665 la fontaine du Parvis Notre-Dame fut démolie parce qu'elle était gênante pour le clergé\ Le décret du 2 mai 1806 prescrivit de la rétablir au pied du regard de Saint-Jean-le-Rond, situé entre deux piliers de la cathédrale très-voisins de la façade. On érigea ces deux fontaines de chaque côté de la porte des bureaux de rAssislanee publique, à gauche tic l'avenue conduisant à la cathédrale. Klles ont été démolies et remplacées [)ar la borne-fonaine de [tuisage qui est encore en activité contre un des murs de la place du Parvis*.

' Ai-ililvi^s naliiinales, F'* ;i97 (liasses). — C.'lli' riinl.iinc n'(-sl |i,is inilii|iic! aile.

' Voj. page 575 * Foiiluinc du parvis Nolie-Daïue, n" l'J8 de la i.aile.

Page 1