HEURES
Sources du iiromier grou[ie 070
— • du second groupe IOjO
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Les sources du second groupe cl, en général, celles de loul le |)laleau subissent l'action des sécheresses, comme celles de Rougis ; elles étaient tellement basses à la suite des sécheresses de 1808-1869-1870-1871 et 1872 jusqu'au mois d'octobre, que les communes et les propriétaires du plateau, voyant leurs puits et leurs sources presqu'à sec, attribuèrent cette pénurie d'eau au drainage de l'aqueduc de la Vanne ; ils allaient intenter un procès àla Ville de Paris, lorsque les pluies diluviennes de l'automne de 1872 et de l'hiver de 1873 mirent hn à la sécheresse : l'ea:! reparut partout; on peut donc admettre qu'en temps de grande sécheresse, les sources du deuxième groupe diminuent dans la même proportion que celles du premier; on trouve par un calcul très-simple que leur portée se réduit à 580 mètres cubes en 24 heures. Le débit de l'aqueduc, dans une année exlraordinairenient sèche, était donc de 240 -h 580 = 620 mètres cubes.
Un trouverait, par un calcul analogue, que la portée moyenne des sources de Rungis étant de 960 mètres cubes', celle de l'aqueduc était de 2 600 mètres cubes en 24 heures.
Ces ])ortées sont très-petites et on s'en contenterait à peine aujourd'hui pour la distribution d'une ville de 6000 habitants.
Je rappelle ici que l'aqueduc de Sens, qui recevait à l'époque gallo-romoine trois des sources de l'aqueduc de la Vanne, portait un très-grand volume d'eau, 21 200 mètres cubes dans une année très-sèche'. La ville de Sens éîait-elle alors plus importante que Lutècc?
' Voyi'ï ci-ili'ssu«, p. 41).
- Voyez inlrodurliuii, p. 'JMo.
AQUEDUC ROMAIN U'ARCUEIL. — QUALITÉ DE L'EAU. ià
Qualité des eaux. — Quoique les sources du plateau de Rungis et de Chilly proviennent des amas de meulières situés au-dessus des marnes vertes et, par conséquent, au-dessus des terrains gypsifères, quoique les dépôts de gypse n'existent plus sous ce plateau, elles sont assez chargées de sulfate de chaux. La quantité de carbonate de chaux qu'elles contiennent par litre dépasse 19 centigrammes et, par conséquent, elles sont inscrustantes ; j'ai fait des recherches importantes sur la propriété de ces eaux ; elles ont été publiées dans le premier volume de cet ouvrage ' et je me bornerai à rappeler ici les résultats suivants' :
TITRES IIYDROTDIÉTRIQIES