‹ Les eauxChapitre 28 sur 310 · IG · texte numérisé non relu

IG

— — 21 novembre 1857. .

En aval de la ehule d'Arcueil, -i juin 1858. .

Au regard de l'Observaloire, i juin 1858. . .

Ces résultats s'accordent avec ceux obtenus par M. Henri Deville dans l'analyse suivante \

CIUMUES.

Acide silicique 0,0506

Alumine (avec phosphate) 0,0055

Carbonate de chaux 0,1990

— de magnésie 0,0082

Sulfate de chaux 0,1658

— de soude. 0,0054

— dépotasse 0,0201

Chlorure de sodium 0,0576

— de magnésium 0,0166

Azotate de magnésie 0,0570

Total par lilre d'eau 0,5456

La quantité de carbonate de chaux contenue dans l'eau de Run-

* Voyez le 1" toI., p. 124, 146 et suiv. jusqu'à 150.

'- Ihid., p. 146.

' Voyez Annuaire des eaux de France, p. 45. L'eau a été puisée à la fontaine Saint-Micliel et par conséquent elle avait perdu une partie du carbonate de chaux qu'elle contenait en sortant des sources.

gis dépasse de bien peu la limite qui rend les eaux incrustantes^ ■18° hydrolimélriqucs, soit un peu moins de 19 cenligrammes par litre : aussi les dépôts sur les parois de l'aqueduc sont-ils trèsminces, surtout dans le voisinage des sources. Dans l'aqueduc de Marie de Médicis, c'est seulement à la chute d'Arcueil que les dépôts deviennent abondants. Il en est ainsi, même dans les eaux qui contiennent moins de 19 centigrammes de carbonate de chaux par litre, par exemple dans la Seine, en amont de Paris : sous la chute des barrages il se forme d'épais dépôts de carbonate de chaux, surtout sur les objets enfer. C'est ce qu'on peut vérifier au barrage de Port-à-l'Anglais, à quelques kilomètres en amont de Paris. L'eau de la Seine ne forme au contraire aucune incrustation dans les conduites, où elle n'a généralement qu'un écoulement régulier et peu rapide. Nous avons relevé des conduites, posées par les frères Périer à la fin du dernier siècle, et elles ne renfermaient pas de dépôts calcaires.

L'eau de Rungis est très-agréable à boire, mais, en raison de la notable quantité de sulfate de chaux qu'elle renferme, elle est peu propre aux autres usages domestiques, notamment à la cuisson des légumes.

* Voyez 1. 1", p. 1.44 et suiv. surtout p, 152 et 154.

Voyez aussi : Comptes rendus de l'Académie des sciences, séance ilii 21 avril 1S75.

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