DISTRIBUTION. — FAITS PARTICULIERS
et le prix fui fixé à 1200 livres, siiivnnt l'offre des impélranls ; celle concession élail Iransmissible « à leurs hoirs et ayant cause, possesseurs de ladite maison, à toujours et perpétuité ', » Ce prix de 1200 livres était plus élevé que celui fixé par l'ordonnance de 1709, qui, pour huit lignes d'eau, aurait été de 555 livres 11 sols.
A partir de celle date de 1673, nous voyons se développer lentement l'habitude d'acheter l'eau, soit à prix d'argent, soit par des cessions d'immeubles. Ainsi, le 4 mai 1694, les chanoines réguliers du prieuré de Saintc-Catherine-la-Culture cédèrent à la ville le terrain sur lequel était érigée la fontaine Birague, moyennant une concession de quatre lignes d'eau qui leur fut accordée en augmentation de quatre autres lignes dont ils jouissaient ^
Une concession du même genre fut accordée le 26 janvier 1699 à messire Hiérôme de la Guerre, conseiller du roi, payeur de rente du clergé, qui contribua pour 4000 livres à la construction de la fontaine Boucherai, moyennant quarante lignes d'eau à prendre par bassinet au regard do l'Échaudé sur le pouce d'eau accordé à Jean Beausire qui s'était chargé de la conslruclion de cette fontaine.
Un autre brevet de concession à titre onéreux fut délivré à de singulières conditions « à dame Marie Debaize, veufue de Macloud Maralde viuanl bourgeois de Paris ». Le 29 janvier 1700, on confirma « la jouisance de quatre ligues et on ajouta deux autres lignes à prendre sur le gros Ihuyau public de la rue Saint- Denis, à la charge par la supliante et ses successeurs possesseurs de ladite maison (sise rue Aubry-le-Boucher) de payer suiuant ses offres par chaque année et par auance la somme de trente livres au payement de laquelle ladite maison sera et demeurera hypothecquée'\ »
C'est le seul exemple que je connaisse d'un immeuble frappé
• Registres de la ville, H. 1834, vol. LVII.
• hic m.
• Registres de la ville, II. 1858, vol. LXI.
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d'hypothèque pour assurer le payement du prix annuel d'un abonnement d'eau. Le bureau craignait de n'èlre pas payé en accordant des concessions annuelles, et c'était une des raisons qui lui faisait aliéner les eaux publiques.
{"septembre 1689. — Parmi les concessions qui ne peuvent être considérées comme absolument gratuites et qui ne figurent pas sur le tableau des concessions à litre onéreux, il faut citer l'abandon de deux pouces d'eau du nouveau regard de Cacheloup^ au s'' Le Bret, seigneur de Pantin. La ville était en procès depuis longtemps avec ce seigneur, qui accusait le prévôt des marchands d'avoir détourné des eaux qui lui appartenaient, pour les conduire dans le vieux et le nouveau regard de Cacheloup. Une première transaction avait eu lieu le 19 août 1639 ; le plaignant et la ville devaient prendre chacun la moitié des eaux du vieux Cacheloup. Mais il n'avait été tenu aucun compte de cette transaction : bien loin de là, la ville avait depuis détourné d'autres sources sur lesquelles le s' Le Bret prétendait avoir des droits.
L'affaire se termina en 1689 par une nouvelle transaction : le 1" seplembre de cette année, le bureau concéda au s' Le Bret deux pouces d'eau à prendre dans le regard du nouveau Cacheloup, en se réservant le droit de recherciicr les eaux qui pouvaient se trouver sur les terres de ce seigneur'.
Depuis que le service des eaux existe, les tuyaux et appareils de plomb ont toujours tenté les voleurs. Aujourd'hui, c'est la police qui se charge de découvrir les auteurs des vols et les receleurs, et je dois dire qu'elle n'y réussit guère. Autrefois on avait recours à un moyen qui n'était pas plus efficace, aux monitoires. En voici un curieux exemple :
Vols (le thuijau.rdeplombet de cnuette de distribùon (12 jum
' Regards du vieux et du nouveau Cacheloup, n"' 1 cl 2 de la carie. * Rogislrcs de la ville, 11. 18.12, vol. LV, fol. 4i2 et suiv.