AQUEDUCS DU PRÉ-SIINT-GERVAIS ET DE BELLEVILLE.-JAUGEAGES
comprise entre 1827 et 1856, et pour 1858, la première année de la grande période de sécheresse.
Le tableau suivant donne le produit des deux aqueducs, pour chaque quinzaine des années 1854 et 1858.
Les jaugeages anciens de l'eau de Belleville ne comprenaient pas la source de Savies, qui appartenait à l'abbaye de Saint- Martin des Champs, ni les eaux de l'aqueduc Saint-Louis, qui se distribuaient à l'hôpital de ce nom : ces deux eaux tombent aujourd'hui dans l'aqueduc de Belleville. Il n'en était pas ainsi autrefois.
Voici, eu effet, ce que nous lisons dans le Mémoire de Bonamy :
a Pour ce qui est de l'hôtel Saint-Paul, dont la principale entrée étoit sur le quai des Célestins, et qui fut, sous Charles V et Charles YI, la demeure de nos Rois, il tiroit ses eaux de celte fontaine située au bas de Belleville, qui appartenoit en propre au prieuré de Saint-Martin des Champs. La disette des eaux dans les fontaines publiques, qui les tiroienl des deux aqueducs, avoit obligé Charles V de s'adresser à ces religieux pour faire venir l'eau dans le nouveau palais dont il avoit fait l'acquisition du vivant du Roi Jean son père : cette fontaine s'appeloit la fontaine de Savies. C'est encore le nom que porte une ferme appartenante à Saint-Martin des Champs, et située à la descente de la montagne de Belleville, du côté de Paris. Les religieux de Saint-Martin, de tout temps propriétaires de cette source, en avoient déjà donné une partie aux Templiers, sur le terrain desquels il falloit nécessairement que les tuyaux de Saint-Martin passassent pour arriver à leur monastère, et comme cette source étoit abondante, Charles V aima mieux s'adresser au prieur de Saint-Martin pour avoir l'eau dont il avoit besoin à l'hôtel Saint- Paul, que d'en tirer de l'aqueduc de Belleville ou du Pré-Saint- Gervais, qui fournissoient à peine 50 pouces d'eau. »
Les dernières lignes de ce passage prouvent que l'eau de la fontaine de Savies n'était pas comprise dans les jaugeages qui pré-
cèdenl. On verra ci-tlessoiis que l'eau de l'aqueduc Saint-Louis avait aussi sa conduite spéciale. Ces deux eaux sont, au contraire, comprises dans les jaugeages suivants :
JAUGEAGES ES MÈTRES CUBES DE 15 EN 15 JOURS DES DEUX AQDEDUCS DU PRÉ-SAIM-CEUVAIS ET DE IJEI.LEVILLE
1S51 A.N.NÉË TRÈS-niJIlDE 1858 ANNÉE TlibS-SKClIE
AQCEDIJC AQLEDOC AQVKDUC AVCEIIUC
l'^'' janvier. . .
là jauviur. . .
l"' Icviier. . .
la l'cviier. . .
1^'' mars. . . .
15 mars. . . .
!*■■ avril. . . .
15 avril. . . .
1" mai
15 mai
l""' juin
15 juin
l-^^'-juiUul.. . .
15 juillet. . . .
1''' août. . . .
15 août. .
1'' septeMilirc..
15 septembre..
1" octobre. . .
15 octobre. . .
1" novembre. .
15 novembre. .
1" décembre. .
15 décembre. .
Totaux. .
Moyennes.
SAISI-GCKVAIS.
BELLEVILLE
rné SAIM-CERVAI5
BELLEVILLE
li7
loi
Le tableau des débits de l'année 1854 fait voit" l'influence des grandes pluies sur le régime des sources peu profondes qui alimentent les deux aqueducs. Cette année a été [)cu pluvieuse eu hiver et au commencement du printemps. Il est, au cou-