‹ Les eauxChapitre 46 sur 310 · AQUEDUCS DU ['RE-SAINT-GERV\IS ET DE BELLE VILLE— JAUGEAGES · texte numérisé non relu

AQUEDUCS DU ['RE-SAINT-GERV\IS ET DE BELLE VILLE— JAUGEAGES

Irairc, tombé beaucoup de pluie à partir de la fiu de mai el en été : les produits des sources l'indiquent très-nettement. Ainsi l'aqueduc du Pré-Sainl-Gervais, qui, le 15 mai, ne porte, d'après le tableau, que 200 mètres cubes par 24 beures, en débite 1002 le 1" juillet. A ces deux dates, le produit de l'aqueduc de Belleville est de 181 et 1018 mètres cubes.

La fm de l'ctc ayant été plus sèche, le produit des deux aqueducs diminue rapidement. Du 15 juillet au 1"' octobre, il tombe de 1030 à 545, el de 1000 à 278 mètres cubes.

L'année 1858 a été remarquable par sa sécheresse et par la faible portée des deux aqueducs; les moyennes sont 104 mètres cubes pour l'aqueduc du Pré-Saint-Gervais, et 117 pour celui de Belleville. C'est ce qu'on considérait autrefois comme des minima. Les débits minima de la même année sont tombés à 73 et 89 mètres cubes : on a vu qu'en 1668, dans une période de grande sécheresse, les débits s'élevaient encore à 98 et 102 mètres cubes, cl ne comprenaient pas la source de Savies ni les eaux de l'aqueduc Saint-Louis : l'année 1858 a donc été beaucoup plus sèche que 1668.

Depuis la destruction d'une partie des deux aqueducs, le produit des eaux a considérablement diminué; c'est ce qu'on constate en comparant, au tableau des jaugeages de 1858, celui d'une année à peu près aussi sèche, 1870 ', que je donne ci-après. D'après les jaugeages de 1858, les produits des 24 jaugeages des deux aqueducs s'élèvent à 2503 et 2813 mètres cubes , c'est-à-dire sont presque égaux. En 1870, ces nombres s'élèvent à 3287 pour le Pré-Saint-Gervais, et à 1491 pour Belleville, et sont par conséquent bien différents. Les moyennes 157 et 62 ne le sont pas moins; ce qui s'explique facdement, puisque la plus grande partie de l'eau de Belleville tombe aujourd'hui dans les égouts avant d'arriver h la cuvette de jaugeage.

' L'tié et le coir.mencemcnt <!c rauloiniie ont été au moins aiis-i secs en 1870 qu'en I8ô8. Mais riiivcr de 1870 a été |ilus liumiJe.

LES ANCIENNES E.VUX.

JAUGEAGES EN MlVfRES CDBES, DE Vj JOURS EN 13 J0I:RS, DES DEUX AQUEDUCS DE LELLEV1LI.E ET DO TRÉ-S UM-GERVAIS E> 1S70, ANNÉE TRÈS-SÈCIIE

.hiiivior. . ■ révrior. . .

Mars. . . • Avril. . . .

Mai

Juin. . ■ • Juillet. . .

Août. . . .

Septembre.

Octolire.. .

Novembre. .

Décembre..

i première I deuxième ( première ' deuxième ( première I deuxième ( première I deuxième i première I deuxième ( première ( deuxième ( première I deuxième i première ( deuxième ( première ( deuxième ( première 1 deuxième ( première l deuxième ( première I deuxième

Totaux.

Moyennes

(jumzaine.

qiiinziine.

quinzaine, quinzaine, quinzaine, quinzaine, quinzaine, quinzaine, quinzaine, quinzaine, quinzaine, quinzaine, quinzaine, quinzaine, quinzaine, quinzaine, quinzaine, quinzaine, quinzaine, quinzaine

U ELLE VILLE

PBÉ siiM-cenvAis

mètres cubes.

fnèlres cubes.

iW

Qualité (le Veau. — Ces deux aqueducs portent des eaux de la plus mauvaise qualité, comme le déuionlieiit les analyses suivantes, de MM. Coulron et 0. Henri ' :

' J'ai (lùpienilre, pour les eaux des sources du Nord, des analyses remonlanl à une époque (loià ancienne où les aqueducs étaient encore complets. On trouvera dans la suite de cet ouvrage des analyses récentes, niaisqui ne s'appliquent pas à l'eau de reiisemljle des anciens aqueducs.

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