‹ Les eaux-fortes nommées ou marquéesChapitre 2 sur 56 · FONTAINEBLEAU · texte numérisé non relu

FONTAINEBLEAU

IMPRIMERIE DE MAURICE BOURGES 32, rue de l’Arbre- Sec

IQOI

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LES GRAVEURS DE l’ÉCOLE DE FONTAINEBLEAU

A liste qui suit ne comprend que des graveurs du xvU siècle, c’est-à-dire des artistes qui ont vécu du temps du Rosso et du Primatice, ou qui du moins ont pu voir leurs travaux dans leur fraîcheur et leur intégrité, avant toute restauration. On n’y cherchera donc pas le prétendu Heuy, de Bartsch, qui n’est autre que Zacharie Hintz (i6i 1-1669).

Ce n’est pas que le xviu siècle n’ait été fécond en graveurs qui ont longtemps prolongé la gloire de l’Ecole. Antoine Garnier, Alexandre Bettou, Théodore Van Thulden, Bonneionne, Ferdinand, sont des témoins précieux c]u’on a le devoir d’interroger. Fontainebleau était alors un centre d’études, où s’arrêtaient les peintres en allant en Italie ou en revenant. Henri IV et Fouis XIII avaient suivi le mouvement créé par François Pu Sous leurs règnes, les Ambroise Dubois, les Fréminet, les Dubreuil, les Simon Vouët, avaient renouvelé la décoration du château. Plusieurs générations d’artistes avaient

laissé à Fontainebleau des descendants qui vivaient là, dans l’exercice de charges variées : concierges, jardiniers, officiers des chasses ou de judicature, et qui continuaient en même temps à pratiquer l’art illustré par leurs ancêtres.

Mais le domaine artistique de Fontainebleau est assez vaste pour que des classifications y soient nécessaires : la chronologie fournit la plus simple. C’est la raison qui nous a fait choisir l’année 1600 comme limite de l’Ecole de Fontainebleau, dans son premier essor.

Ce choix est nécessairement un peu arbitraire ; il ne répondrait pas aux divisions qu’il faudrait établir dans une Histoire de la Peinture. A ce point de vue, la date de la mort du Primatice, iSyo, s’imposerait davantage, et tels peintres-graveurs que nous citons ici, Dupérac et Boba, par exemple, seraient alors mieux classés dans la seconde période. Mais la gravure a eu son évolution particulière, retardant nécessairement sur celle de la peinture. Les tableaux sur toile des Flamands avaient déjà commencé à remplacer les fresques italiennes, qu’on gravait toujours et à peu près de la même manière les dessins du Primatice. Puis la fougue de l’inspiration s’est amortie; 1 ardeur des débuts est tombée; la manière est devenue plus sèche. Aussi, quoique les maîtres du XVII" siècle se soient encore attachés à reproduire les compositions du siècle précédent, a-t-il paru juste de les séparer des artistes, contemporains des oeuvres reproduites, et de réserver à ceux-ci l’honneur de figurer parmi les graveurs de l’Ecole de Fontainebleau.

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