I. — Jacques Androuet Du Cerceau
Jacques Androuet Du Cerceau est avant tout un architecte et un vulgarisateur; il n’a pas gravé de sa main les deux ou trois mille pièces dont on le reconnaît l’auteur. Pour l’aider dans ses nombreuses publications, il avait près de lui des élèves, une officine, et cette circonstance est de nature à rendre bien délicats et bien difficiles le discernement des estampes attribuées à cet artiste et la distribution chronologique des diverses manières que peut présenter son style, au cours d’une très longue carrière.
On ne trouvera son nom ni dans Bartsch ni dans Passavant, qui l’ont considéré sans doute plutôt comme un graveur de profession que comme un peintre-graveur. Renouvier le cite parmi les graveurs d’Orléans, en exprimant le vœu qu’il soit l’objet d’une monographie, dont il est digne à tant de titres. M. de Geymuller a réalisé ce désir et publié sur les Du Cerceau un très beau livre, qui nous servira de base’.
L’œuvre considérable de Jacques Androuet Du Cerceau est une mine inépuisable de renseignements sur la décoration du château de Fontainebleau. 11 a reproduit la plupart des ornements de stuc que le Rosso et le Primatice avaient appliqués aux murailles
I. Les Ducerceau. leur vie et leur œuvre, par le baron Henry de Gcymuller (Paris, Librairie de l'Art, 1887, in-4")-
des chambres et des galeries ; il a employé les compositions peintes à fresque comme motifs des décorations qu’il composait. Malheureusement, il n’a pas eu pour Fontainebleau le soin qu’il a pris par exemple pour les ruines de Rome, celui d’indiquer au bas des planches le nom du lieu qui lui fournissait ses dessins. Nous avons donc le devoir de ranger cet artiste parmi les graveurs de l’Ecole de Fontainebleau et de chercher à extraire de son œuvre les renseignements qu’il contient sur le château.
M. de Geymuller n’a pas réussi à fixer d’une manière certaine la date et le lieu de naissance de Jacques Androuet Du Cerceau. 11 faut nous en tenir à l’affirmation de La Croix du Maine, qui le dit Parisien, et constater en même temps qu’il était bourgeois de Montargis. Le tableau généalogique dressé par M. de Geymuller' doit subir les modifications suivantes :
Julienne Androuet, épouse de Jean de Brosse, mère de Salomon de Brosse, était la fille de Jacques 1" Androuet Du Cerceau et non sa sœur (Ch. Read, Bulletin de la Société de rHistoire de Paris ^ t. IX, 1882, p. i5o).
La femme de Jacques I" s’appelait Catherine David; il semble qu’elle soit morte avant lui (Eugène Thoison, Bulletin historique et philologique, 1896).
Jacques F"' a eu une autre fille, N..., mariée à un sieur Constant (Eugène Thoison, idem).
François (n°2i), baptisé le 2 \ février 1666, qualifié