IV. — Geoffroy Dumoustier
Les Comptes des Bâtiments, pour la période de i537 à 1640, portent cette mention qui se rapporte à Fontainebleau : A Geoffroy du Moustier, painire, 20 s. par jour.
D’autre part, on pouvait encore rencontrer, du temps de l’abbé de Marolles, des estampes anonymes sur lesquelles une main inconnue, mais toujours la même, avait inscrit ces mots : Geof¬
froy., ou G. Dîù Moustier f ou fecit. Comme par leur style, par le procédé delà gravure, ces estampes offrent avec celles de Fantuzi une grande analogie, on ne peut faire mieux que de ranger Geoffroy Dumoustier parmi les artistes de l’Ecole de Fontainebleau.
Il y occupe une place à part; ce n’est pas un élève interprétant les dessins de son maître; c’est un maître essayant d’exprimer ses propres pensées. Ses eaux-fortes ont donc, dans leur ensemble, une originalité supérieure à celles d’autres œuvres ; elles offrent un intérêt historique moindre. Je ne crois pas qu’on puisse y trouver des renseignements sur la décoration du château.
Cette observation nous dispense d’insister sur son œuvre. Le nom de Geoffroy Dumoustier ne saurait être oublié dans une histoire de l’art français; il pourrait être omis dans celle du château de Fontainebleau. Il nous suffira donc de renvoyer à Robert Dumesnil (t. V du Peintre-Graveur Français), qui décrit vingt-deux estampes du maître; à Georges
Duplessis, son continuateur (t. XI), qui en décrit quatre autres, et à Passavant, qui en signale deux, dont, seule, une Nativité semble n’avoir pas été comprise dans les listes précédentes. On trouvera aussi, dans Passavant, des renseignements sur les nombreux artistes du nom de Dumoustier; les Comptes des Bâtiments n’ont retenu que les noms du peintre Geoffroy et de l’imagier Cardin.
Le n° 4 de Georges Duplessis, Paul, a été décrit dans le catalogue de Delbecq, de Gand, 3® partie, p. qS, comme une œuvre du maître L. D.
Les 11““ 3, 5, 10 et 17 de Robert- Duniesnil ont été compris par Bartsch dans les anonymes de l’École, sous les n° 8, 9, 3i et 100.